3ème Conférence Ingrédients Minceur : Dernières avancées scientifiques dans le domaine de la perte de poids

Le marché des produits minceur est en évolution constante : les nouvelles avancées scientifiques, la nouvelle génération d’ingrédients, les concepts originaux mènent à s’interroger sur l’efficacité réelle de ce type de produits. Pour ces raisons et suite au succès des deux dernières conférences sur le thème de la minceur, la SFA souhaitait réitérer cet événement. Cette 3ème conférence se focalisera, entre autres, sur les mécanismes et les nouveaux concepts impliqués dans la perte de poids et permettra de discuter de l’efficacité des produits minceur. Les différents acteurs du domaine de la minceur échangeront ensuite leur point de vue et discuteront de l’avenir de ces produits. Nous espèrons alors que l’ensemble des thématiques abordées apportera les éléments nécessaires à la maîtrise de la qualité et de l’efficacité des produits minceur. Cette conférence réunira des intervenants d’horizons différents (monde académique et privé).

La SFA réalisera le compte-rendu de cette conférence qui vous permettra d’être au fait des dernières avancées dans le domaine des ingrédients minceur.
Nous espèrons vous rencontrer lors de nos prochaines conférences.

Dr. Marvin Edeas
Président de la Société Française des Antioxydants

Objectifs :

Apporter une vue d’ensemble sur les mécanismes impliqués dans le contrôle de la prise de poids.
Présenter de nouvelles cible thérapeutiques au niveau moléculaire et cellulaire.
Aborder de nouveaux concepts tel que la chronobiologie et l’équilibre sodium-potassium
Présenter la nouvelle génération d’ingrédients minceur découlant des dernières avancées de la recherche
Réfléchir sur l’efficacité réelle des produits, les formulations les plus actives, les associations entre ingrédients…
Informer sur les différentes règlementations concernant les produits minceur (formulation, communication).
Discuter de l’avenir des produits minceur : nouveaux types de support, futures cibles en terme de marché et innovations envisageables.

Les Ingrédients Minceur :

La SFA réalisera une brochure comportant les fiches de chaque ingrédient Minceur. Ces fiches, basées sur des études scientifiques, constituent une synthèse de leurs propriétés :

Acide Linoléique Conjugué
Banaba
Café Vert
Caféine
Cannelle
Chitosan
Chrome
Citrus aurantium
Coleus Forskholii
Ephedra
Extrait de pastèque
Fenugrec
Feuille de mûre
Fer
Fucus vesiculosus
Garcinia cambogia
Ginkgo Biloba
Guarana
Himanthalia elongata
Ispaghul
Konjac
L- carnitine
Manganèse
Maté
Nopal
Orthosiphon
Pectine de pomme
Phaseolus vulgaris
Phloridzine
Piloselle
Potassium
Queue de cerise
Reine des prés
Théobromine
Thé vert

Source : www.isanh.com



Médicaments et prise de poids

La prise de poids iatrogène peut résulter de divers phénomènes : stimulation de la soif étanchée par des boissons sucrées, effet orexigène, diminution des dépenses caloriques au repos et à l’exercice, stockage adipocytaire, rétention hydrosodée, altération du goût. Outre les médicaments du système nerveux central, nombreuses sont les molécules utilisées en traitement prolongé présentant cet effet indésirable.

Médicaments du système nerveux central

Antipsychotiques et antidépresseurs
La prise de poids chez les patients sous antipsychotique atteint en moyenne 6 à 8 kg les six à douze premiers mois et est réversible à l’arrêt du traitement. L’appétit est stimulé par le blocage des récepteurs de certains neuromédiateurs (dopamine, sérotonine, histamine), ainsi que la soif du fait d’une sécheresse de la bouche (effet anticholinergique), et une dysrégulation métabolique peut être à l’origine d’une insulinorésistance. La prise de poids sous antidépresseurs est souvent un motif d’arrêt du traitement, en particulier avec les tricycliques. Ces derniers stimulent l’appétit et la soif en agissant sur la neurotransmission et abaissent le métabolisme de base. Les IMAO (inhibiteurs de la monoamine-oxydase), à un moindre degré, stimulent l’appétit. En revanche, certains inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine font perdre du poids, du moins à court terme.

Thymorégulateurs et antiépileptiques
En dehors de toute médication, les patients bipolaires sont plus à risque d’obésité que la population générale. Sous lithium, le gain de poids sur six à dix ans atteint 10 kg, voire plus. Divers facteurs expliquent ce phénomène : soif et appétit augmentés, hypothyroïdie, sécrétion de glucocorticoïdes, augmentation de la consommation de glucides et réduction du métabolisme de base liés à un effet GABAergique, ce dernier étant retrouvé avec l’acide valproïque, antiépileptique responsable d’une prise de poids d’au moins 5% chez la moitié des patients, cause fréquente d’arrêt du traitement. La carbamazépine partage les effets des tricycliques auxquels elle est chimiquement apparentée.

Source : Cerin.org

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur cerin.org



Un partenariat efficace entre l’ANIA et les pouvoirs publics pour lutter contre l’obésité et l’exclusion

Nelly Olin, ministre délégué à l’intégration, à l’égalité des chances et à
la lutte contre l’exclusion, et Jean-René Buisson, Président de l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA), ont présenté aujourd’hui à la presse l’édition 2005 du programme de formation « Alimentation et Insertion ».
Ce programme, démarche originale et exemplaire de formation à l’équilibre alimentaire, est réalisée en coordination avec les pouvoirs publics, les scientifiques en charge du Plan National Nutrition Santé (PNNS), les associations d’aide alimentaire (La Fédération des banques Alimentaires, la Croix Rouge, le Secours populaire et le Secours Catholique) et les
industriels représentés par l’ANIA. Imaginé et lancé en septembre 2003, il a été enrichi en 2005 afin de mieux répondre aux enjeux liés à l’alimentation et à l’insertion des personnes en situation de précarité bénéficiaires de l’aide alimentaire en France.
Cette formation de deux jours organisée en 2004 par les Banques alimentaires auprès de ses membres est aujourd’hui proposée dans 23 départements à plus de mille bénévoles des associations et aux travailleurs sociaux. Par ailleurs, à la demande des associations, des
questions ciblées sur l’alimentation de publics spécifiques (femmes enceintes, personnes sans domicile fixe , personnes obèses) ont été intégrées dans la formation des bénévoles et sont venues enrichir les outils de formation pour 2005 (guide de formation, affiche, calendrier).
Lors de la conférence de presse Nelly Olin a expliqué : « Le programme Alimentation et insertion correspond à une attente exprimée par les associations : faire passer, au-delà de la distribution de produits alimentaires, des messages essentiels (veiller à l’équilibre nutritionnel, boire de l’eau,prendre le temps du repas…) à ces personnes vulnérables et souvent touchées par le problème de l’obésité. En 2005 nous avons souhaité renforcer les outils développés dans ce but ».
L’ANIA participe très activement à ce projet depuis l’origine et le finance avec quatre entreprises alimentaires (Nestlé, Kraft Foods France, Fleury Michon et Entr’Acte) et s’est engagée à le pousuivre pour les deux prochaines années. Jean-René Buisson a déclaré : « Le bilan positif de
cette opération pour 2003-2005 conforte notre conviction que l’industrie alimentaire est légitime à agir sur des thèmes de santé publique, et notamment sur celui de l’obésité. Nous attachons d’autant plus d’importance à ce programme que cela a été l’occasion de démontrer aux pouvoirs
publics notre capacité et notre volonté de mener des actions de partenariat. C’est pourquoi nous le poursuivons avec Nelly Olin en espérant qu’il contribuera à l’amélioration de la vie et à l’insertion des personnes les plus défavorisées dans notre pays ».

Source : www.ania.net



Un nouvel additif pour réduire la masse graisseuse

La société norvégienne Midelfart & Co est prête à passer de l'étape de recherche au développement de produits nutritionnels contenant de la "Tonalin", un acide linoléique conjugué (ALC), qui a la propriété de réduire la masse graisseuse. Ce produit a été développé en collaboration avec le fournisseur Cognis et la société de biotechnologies norvégienne Natural.
La Tonalin peut maintenant être produite sans goût, sous la forme de poudre soluble dans l'eau et les industries agroalimentaires montrent un grand intérêt pour ce produit.
Une étude norvégienne récente à été la première à examiner les effets à long terme des ALC sur la graisse corporelle. Les résultats ont confirmé l'effet réducteur de graisse des ALC. Le suivi sur un an de 180 adultes sains en surpoids et soumis à des tests en double aveugle a montré une diminution de 9% de la masse graisseuse corporelle au sein du groupe utilisant la Tonalin, par rapport au groupe témoin à qui un placebo était distribué.

Source : ADIT - Ambassade de France en Norvège





Rapport de l'AFSSA, "Glucides et santé : état des lieux, évaluation et recommandations"

L'Afssa a publié, en octobre 2004, un rapport intitulé "Glucides et santé : état des lieux, évaluation et recommandations".
Ce rapport a pour principaux objectifs de

- Définir les glucides
- Etudier l'évolution des modes de consommation des glucides
- Examiner la consommation de glucides chez les enfants et adolescents
- Etudier les effets physiologiques et métaboliques
- Etudier la relation entre glucides et états de santé
- Proposer des recommandations

Ce rapport souligne plusieurs points fondamentaux :
Il demande d’abandonner les dénominations "sucres rapides" et "sucres lents" au profit de "sucres simples" et "sucres complexes", car la vitesse de digestion n’est pas directement dépendante de la structure chimique des différents glucides.
Le rapport propose une catégorie "sucres ajoutés" pour tout apport de sucres qui ne seraient pas naturellement présents dans un produit. Exemple : le saccharose ajouté dans le nectar de fruit.
Le rapport constate ainsi que "une consommation excessive de glucides, en particulier de glucides simples ajoutés,notamment sous forme de boissons, apparaît donc bien en cause dans le développement du surpoids et l’obésité des enfants et des adolescents dans les pays industrialisés".
Le rapport conseille de ne pas utiliser le concept d’index glycémique dans la présentation des produits, car celui-ci est sujet à des interprétations erronées.
Enfin, un dernier point qui concerne plus particulièrement la boulangerie, le rapport recommande d’augmenter l’apport de glucides complexes et de diminuer celui de sucres simples ajoutés. Le pain constitue une source importante de glucides complexes, par conséquent cette recommandation encourage sa consommation. Il est à noter également que l’Afssa recommande à la filière d’augmenter la part de produits fabriqués avec des farines plus complètes.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter en PDF:
le rapport complet "Glucides et santé : état des lieux, évaluation et recommandations" ou sa synthèse




Enquête sur la restauration scolaire

Le colloque " Alimentation de l'enfant et de l'adolescent ", organisé par le CERIN, s'est tenu les 10 et 11 juin 2004, à Paris. A cette occasion, Marie-Line Huc, diététicienne à Angoulême, a présenté les résultats d'une enquête qu'elle a réalisée, à l'initiative et en partenariat avec le CERIN, sur l'adéquation des menus proposés dans les écoles publiques maternelles et élémentaires avec les recommandations de la circulaire de juin 2001 sur la restauration scolaire.

L'étude a porté sur les menus de deux mois de l'année 2003, servis dans 59 communes participantes volontaires, soit 340 000 repas par jour. Les menus ont été examinés suivant la grille d'analyse de fréquences version GPEM/DA 2001. Un questionnaire complémentaire renseignait sur des critères pouvant influencer l'élaboration des menus. Les résultats ont été comparés à ceux d'une enquête réalisée un an plus tôt dans les mêmes communes (49 sur les 59)* ayant utilisé la même méthodologie.


Elaboration des menus : critères influents

Certains facteurs améliorent l'équilibre et la qualité des menus :
- le prix d'achat des denrées : plus il est élevé, meilleure est la qualité (en moyenne 1,47 euro par enfant, variation de 1,10 à 1,86 euro selon les communes) ;
- le recours à un diététicien ;
- la taille de la commune : les communes les plus importantes étant celles qui consacrent le plus fort budget aux matières premières.
En revanche, la mise en place d'une commission de restauration dans 82 % des mairies ne semble pas avoir eu d'impact positif : au contraire, les résultats sont en moyenne moins bons, surtout en cas de restauration autogérée.
Ce sont les communes de la région parisienne et de l'ouest de la France qui sont le plus en adéquation avec les recommandations.

Qualité des menus : entre dérive et progrès

L'analyse de la grille des fréquences d'apparition de certains plats dans les menus, suivant les critères de la circulaire, et la comparaison entre les deux enquêtes montrent que les recommandations sont en moyenne moins bien suivies. Parmi les critères en baisse ou non respectés : insuffisance de viande rouge, de légumes verts cuits, de laitages et fromages riches en calcium. Mais la baisse de qualité touche essentiellement les plats protidiques. On passe de 73 % à 51 % de menus conformes pour le critère " contient moins de 70 % de matières premières animales " du fait de la réapparition de préparations à base de farce ou d'enrobages de type chapelure, et de 76 % à 39 % pour le critère " P/L < 1 ". Autrement dit, 60 % des plats à base de viande/poisson/œuf servis aux enfants contiennent plus de lipides que de protéines (versus 25 % dans l'enquête précédente !), le poisson se faisant de plus en plus rare au bénéfice des préparations panées.
La variété des crudités et la qualité des pâtisseries (moins de 15 % de MG) restent satisfaisantes malgré un léger déclin.
Enfin, certains critères sont bien respectés et ont même progressé. Il s'agit de la limitation des entrées riches en graisse (charcuterie, friand…) et des produits préfrits et frits, de la fréquence des crudités et des fruits, de la variété des légumes en accompagnement du plat principal.
Trois quarts des communes ont fait le choix des menus à cinq composantes (entrée, plat et accompagnement, produit laitier, dessert) et un quart celui des quatre composantes (entrée, plat et accompagnement, produit laitier ou plat et accompagnement, produit laitier et dessert). L'étude montre qu'il semble plus difficile de satisfaire aux recommandations avec le menu à quatre composantes. Le choix des quatre composantes oblige en effet à augmenter la densité nutritionnelle des matières premières et des recettes ; or, le coût denrées est seulement de 1,37 euro.

Conclusion

Ces dernières années, les communes ont beaucoup investi dans la sécurité alimentaire, réglementation oblige. La nutrition ne fait l'objet de recommandations que par une circulaire mal connue ou totalement ignorée de certaines communes. Plus de deux ans après sa publication, les mêmes points d'insatisfaction subsistent, voire même s'aggravent. La nutrition à l'école doit mieux faire pour plus de 70 % des communes, mais la prise de conscience reste très inégale. La circulaire devra-t-elle être transformée en arrêté pour un meilleur investissement des acteurs concernés par la restauration scolaire (industriels, sociétés de restauration, pouvoirs publics…) ? C'est une des propositions du CNA dans son dernier avis du 26 mai 2004** sur la restauration scolaire.

*Enquête de Néorestauration, septembre 2002.
**avis n°47 du CNA disponible sur
www.agriculture.gouv.fr

Source : Cerin.org





Protéines, un rôle essentiel pour la santé osseuse

La nutrition contribue de façon majeure au développement et au maintien d’une structure osseuse adaptée à résister aux contraintes mécaniques. Dès les premiers jours de la vie et pendant toute la durée de l’enfance et de l’adolescence, la malnutrition freine l’acquisition squelettique, réduisant le capital de masse minérale osseuse atteint en fin de croissance, variable biologique désignée par le terme de pic de masse osseuse. Au cours de la vie adulte la malnutrition accélère la perte de la masse minérale osseuse, liée à la ménopause et/ou à l’âge.

Les nutriments spécifiques de l’os

Certains nutriments jouent un rôle très spécifique sur l’acquisition optimale et le maintien du capital osseux. Cette spécificité est déterminée par l’interaction de ces nutriments avec des systèmes hormonaux et cytokiniques régulant la formation et la résorption osseuse. Ainsi les apports calcique et vitaminique D influencent la production de l’hormone parathyroïdienne (PTH) et du calcitriol ou 1,25-dihydroxyvitamine D (1,25D), facteurs contrôlant les flux intestinaux et rénaux de calcium (Ca) et du phosphate inorganique (Pi), constituants essentiels du minéral osseux. Les protéines représentent un troisième nutriment spécifique, grâce à leur influence marquée sur la production de l’Insulin-like Growth Factor-1 (IGF-1), indispensable à l’acquisition et au maintien d’un bilan osseux positif.
L’effet positif des apports calcique et vitaminique D sur la santé osseuse tout au long de la vie est aujourd’hui consensuellement admis. Ce large consensus repose sur des données expérimentales pré-cliniques et cliniques, ces dernières incluant à la fois des études d’observation et d’intervention.

Allégations sur les apports en protéines et la santé osseuse

Concernant les protéines, un tel consensus n’est pas encore atteint en raison de certaines allégations scientifiques très contestables. Celles-ci peuvent porter sur la qualité (source animale ou végétale) ou la quantité des apports protéiques. L’allégation la plus souvent avancée prétend que les protéines. animales sont néfastes à la santé osseuse. Elle se base sur une hypothèse juxtaposant des informations diverses allant d’observations in vitro sur les propriétés physico-chimiques du cristal osseux jusqu’à des comparaisons rétrospectives inter-ethniques sur la prévalence des fractures du col du fémur, en passant par des études de courte durée sur l’excrétion urinaire du calcium en relation avec les apports protéiques. Ainsi il est prétendu que les protéines animales entraîneraient une surcharge acide substantielle qui aurait pour conséquence de dissoudre le minéral osseux, expliquant l’augmentation de la calciurie observée, du moins à court terme. Cette séquence physiopathologique hypothétique serait responsable d’une perte accrue de la masse minérale osseuse, augmentant à terme le risque de fractures ostéoporotiques dans les populations ayant, en moyenne, une consommation en protéines animales élevée. Les différentes relations de causalité proposées ainsi que l’interprétation des phénomènes physiologiques ou des données épidémiologiques sur lesquels cette hypothèse est basée ne résistent pas à une analyse point par point de cette séquence physiopathologique.

Source : Cerin - Professeur Jean-Philippe Bonjour,
Faculté de Médecine de l'Université de Genève, Suisse

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l'article complet sur :
le site cerin.org



Iode et alimentation : faut-il s'inquiéter ?

Les apports en iode sont-ils adéquats ? Quelles sont les conséquences d'un déficit ? d'une surcharge ? Les réponses du Dr Pierre Valeix*

Nutri-doc : Quel est le rôle de l'iode dans l'organisme, et quels sont les besoins ?
Dr Pierre Valeix : L'iode est indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes, thyroxine (T4) et triiodothyronine (T3), qui régulent le métabolisme cellulaire et dont le développement neurologique jusqu'à son achèvement (vers 14 ans) est totalement tributaire ; une absence ou une insuffisance de leur sécrétion se traduit donc par un retard neurologique irréversible (crétinisme).
En France, les ANC sont de 80 µg/j avant 3 ans, 90 mg/j entre 4 et 6 ans, 120 mg/j entre 7 et 9 ans, 150 mg/j pour l'adolescent et l'adulte et 200 mg/j pour la femme enceinte ou qui allaite. L'iode alimentaire totalement absorbé est concentré dans la thyroïde où s'effectue la synthèse hormonale. Des facteurs dits "goitrigènes" tels certains anions - thiocyanate dans les plantes (choux, moutarde, manioc…) ou résultant d'une exposition au tabagisme, ou nitrate et perchlorate - peuvent compromettre ce processus. Un statut adéquat en sélénium, fer et antioxydants est indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde.

Nutri-doc : Quelles sont les principales sources d'iode ? Le statut en iode des Français est-il satisfaisant ?
P.V.: Les produits d'origine marine (17-330 mg/100 g), le lait et les produits laitiers (2,8 à 50 mg/100 g) et les œufs (9 à 52 mg/100 g) sont des sources importantes d'iode. Sa concentration est faible dans les tissus animaux, les céréales, les fruits, les légumes ; elle est de 0,5 à 6,5 mg/100 ml dans les eaux de boisson. Le sel domestique, à condition d'être enrichi en iode, en contient 10 à 15 mg/g. En Europe, les produits laitiers assurent 35 à 45 % des apports en iode de l'adulte (le lait, 40 à 60 % de ceux de l'enfant), les poissons 8 à 15 % et les œufs 5 %.
En France, les enfants et les adolescents ne sont pas à risque de déficience en iode. La population adulte, en revanche, présente une déficience légère qui s'aggrave d'ouest en est. Cette déficience est toujours plus marquée chez les femmes, en particulier chez les femmes enceintes qui ne couvrent que 50 à 60 % de leurs besoins. La teneur en iode du lait maternel après accouchement est juste suffisante pour les besoins du nourrisson. Les cibles prioritaires de la surveillance sont donc les femmes enceintes ou en âge de procréer.

Source : cerin.org

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur cerin.org




"En route pour l’origine du GRAND MIAM", un DVD unique pour tout savoir sur l'origine de nos aliments

De quoi éveiller tous ceux qui veulent savoir d’où viennent nos aliments, et qui en sont les auteurs ! L’adorable petit extra-terrestre Déo nous conduit à la ferme, à la pêche, dans les industries agro-alimentaires, sur les marchés… et nous fait découvrir les nombreux métiers de la chaîne alimentaire
Des séquences par thème mais aussi un lexique, un quiz pour tester ses connaissances, des jeux interactifs, des recettes…
A déguster en famille ou seul pour les 6-12 ans.

A deguster virtuellement...
”En route pour l’origine du GRAND MIAM”- DEODITOO - 28,97 € chez FNAC.COM




Etudiants, les nouveaux visages de la précarité alimentaire

Si l’on peut considérer comme normal le fait que les étudiants disposent de ressources financières limitées, qu’ils soient «fauchés» ou doivent faire appel à des aides (appui parental, bourses et allocations, «petits boulots»), les situations sont en réalité variées pour les 2,2 millions d’étudiants en France. Sur certains campus, plus de 30 % des étudiants bénéficient d’une bourse allouée sur des critères sociaux. Les étudiants étrangers vivent souvent dans des conditions très précaires. Surtout, la démocratisation des études supérieures s’accompagne d’un phénomène encore peu connu: la grande pauvreté dans le milieu étudiant. Un peu partout en France, les structures sociales universitaires réfléchissent à de nouveaux modes d’action, jusqu’à l’idée de créer des banques alimentaires dédiées aux étudiants. Ce dossier propose de faire le point sur les attitudes et comportements des étudiants et de faire un état des lieux des situations de précarité.

Quelles sont les principales dépenses des étudiants en France? Selon Nicole Bordaberry, assistante sociale au CROUS (Centre Régional des oeuvres universitaires sociales) de Bordeaux, les second et troisième postes du budget d’un étudiant sont le logement puis l’alimentation, très loin derrière… le téléphone portable qui reste le premier poste. Ceci conforte l’idée d’une alimentation «parent pauvre» des étudiants, que l’on imagine volontiers sautant des repas - par manque de temps ou pour garder la ligne - ou encore délaissant la nourriture traditionnelle au profit des fast-foods. Des clichés qui ne sont pas nécessairement justes, bien que les connaissances culinaires des étudiants semblent limitées, et par conséquent leur capacité à s’alimenter de manière équilibrée. Enfin, cette enquête montre l’étendue d’un phénomène encore mal connu du grand public, la grande pauvreté en milieu étudiant.

Que sait-on des comportements alimentaires des étudiants ?

Des habitudes alimentaires plutôt stables...

«L’alimentation des étudiants présente deux traits principaux », commente Claude Grignon, président du Comité Scientifique de l’Observatoire de la Vie étudiante : « la prépondérance de l’alimentation domestique et, pour les repas pris à l’extérieur, le poids des contraintes liées aux études et au travail, qui l’emportent de beaucoup sur les loisirs. » A midi, la majorité des repas pris hors domicile le sont dans des restaurants liés aux études ou au travail, comme les restaurants universitaires (R.U.)
Autre remarque de Claude Grignon: «l’alimentation des étudiants ne correspond nullement aux lieux communs sur l’alimentation de la jeunesse et de l’avenir; [elle est] loin de rompre avec les habitudes alimentaires des générations précédentes et d’anticiper sur les bouleversements et les» mutations «spectaculaires dont l’alimentation des Français est censée être le théâtre – comme le déferlement des fast-foods et la disparition de l’alimentation familiale.» Exemple: le soir, les repas des étudiants pris hors domicile ne représentent que 18,2 % (1 )

...mais la génération des 18-25 ans sait «assez mal cuisiner»

Corinne Clarac, médecin au Service de médecine préventive des étudiants (SIMPS) de Strasbourg, assure que si la plupart des étudiants connaissent des restrictions budgétaires, « ils ne sont pas tous en situation de difficultés financières, loin de là. Un phénomène plus fondamental pour expliquer leur comportement est le fait que, presque tous manquent de connaissances culinaires », alors qu’ils vivent parfois seuls pour la première fois. équilibre alimentaire, variété des plats et des aliments, consommation de produits frais, gestion de l’approvisionnement… ne seraient pas le fort des étudiants. « La génération des 18-25 sait assez mal cuisiner, » conclut Corinne Clarac.

Le grignotage joue également un rôle néfaste, précise l’étude sur le comportement alimentaire des 16-30 ans. Selon cette enquête (2), un fort pourcentage de jeunes déclare manger tous les jours en dehors des repas (40 % des sujets précaires contre 30 % pour les sujets non précaires). Les aliments les plus consommés lors des grignotages sont les barres au chocolat, les chips, les gâteaux et viennoiseries et les boissons sucrées et sodas. En outre, de nombreux jeunes précaires déclarent fréquemment remplacer le repas du soir par du grignotage. Ces aliments de grignotage généralement peu coûteux mais presque toujours trop gras ou sucrés et pauvres en vitamines.

Source : Cerin

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur Cerin.org





Vitafoods, le salon européen des aliments fonctionnels, des ingrédients et des neutraceutiques

Vitafoods, le salon des aliments fonctionnels, des ingrédients et compléments alimentaires aura lieu du 11 au 13 mai au Palexpo de Genève. Le rendez-vous est d'importance car outre un nombre considérable d'exposants (300), cette manifestation professionnelle sera notamment agrémentée de conférences scientifiques sur le diabète, l'obésité ou les produits anti-âge.

Contact :
Vicky Littlewood
Tel: +44 (0)20 7915 5133
vlittlewood@iirx.co.uk

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le site vitafoods.net






La santé commence en mangeant bien

C'est connu : une bonne alimentation permet de prévenir un grand nombre de maladies, voire d'en freiner l'évolution. Ainsi la consommation régulière et abondante de fruits, de légumes et de poissons est-elle bénéfique pour le système cardio-vasculaire.
Sans oublier qu'elle permet d'améliorer le contrôle du cholestérol sanguin. D'après la Fédération française de Cardiologie, chacune et chacun d'entre nous devrait consommer chaque jour deux à trois fruits et 400 g de légumes :
300 g cuits et 100 g crus. Tout comme les fruits bien mûrs, les légumes crus procurent un apport maximal en vitamines, en sels minéraux et en oligo-éléments.
Ces micro nutriments sont de plus en plus recherchés pour leurs propriétés antioxydantes : carotène, flavonoïdes, anthocyanes et tannins, toutes substances qui donnent aux végétaux saveur, couleur et arôme.
On en parle beaucoup mais ce n'est pas seulement une mode : Mettez-vous à la cuisine méditerranéenne, qui fait grand usage de légumes, de poissons, d'huile d'olive, d'ail, de persil et de fruits. Maintenant que le printemps est revenu, profitez des tomates, des melons, des courgettes et autres aubergines. Grillez les poissons. Savourez les fruits de saison qui vont revenir sur les étalages.

Source : Yahoo.fr




Femmes et sport, une prédisposition à l'endurance

Certes, les meilleures performances sportives réalisées au niveau mondial en ce qui concerne le 100 mètres, le 800 mètres ou le 5 000 mètres sont obtenues par l'homme et non par la femme. En revanche, les écarts entre les sujets des deux sexes s'amenuisent dans les épreuves d'endurance de type marathon et ultramarathon.

Performances et dimorphisme sexuel

Les différences de performances sportives entre les sexes sont généralement imputées aux caractéristiques du muscle squelettique chez le sujet masculin. Mais le tissu adipeux aussi diffère avec le sexe (quantité, distribution, propriétés fonctionnelles), et ces spécificités jouent un rôle majeur dans la réponse métabolique à l'exercice. En effet, si les glucides représentent le substrat énergétique préférentiel du muscle qui travaille, une meilleure capacité à utiliser ses lipides à l'exercice est un atout précieux pour les pratiquants d'activités en endurance. Or, à poids et taille identiques, la femme a en moyenne 30 à 50 % de masse grasse en plus que le sujet masculin (et 30 % de masse musculaire en moins). En plus de ces différences quantitatives, les caractéristiques fonctionnelles du tissu adipeux varient aussi selon le sexe. Ainsi, chez des sujets entraînés ou non, l'utilisation des lipides au cours d'exercice d'intensité faible à modérée est plus importante chez les femmes que chez les hommes, lorsque l'effort est réalisé à même puissance relative. De ce fait, les femmes économisent plus leur glycogène musculaire, facteur d'optimisation de la performance lors d'exercices sous-maximaux.

Entraînement et mobilisation des graisses

L'entraînement en endurance induit aussi une diminution de la masse grasse, mais le dimorphisme sexuel persiste. De plus, la hiérarchie de mobilisation du tissu adipeux varie en fonction du sexe. Ainsi, chez l'homme, les réserves adipeuses de la région abdomen-tronc sont d'abord mobilisées, puis celles des bras et enfin celles des jambes. Chez la femme, l'équation est différente : bras, puis tronc, puis jambes. Ce qui montre que le tissu adipeux des cuisses et des fesses est résistant à la mobilisation chez les deux sexes, avec une résistance plus importante chez la femme, même après entraînement en endurance.

Comment expliquer cette prédisposition de la femme?

L'étude de la composition musculaire montre que, chez les sujets sédentaires, les femmes ont plus de fibres de type I (ou fibres lentes, qui ont un potentiel d'oxydation des lipides élevé), alors que les sujets masculins ont plus de fibres de type II (fibres glycolytiques). Ces différences persistent après entraînement.
Les hormones sexuelles sont aussi impliquées. En effet, les différences de composition corporelle apparaissent au moment de la puberté. Et les estrogènes, en plus de leur rôle adipogénique favorisant la prolifération des adipocytes, seraient aussi lipolytiques, augmentant ainsi la biodisponibilité des acides gras libres.

Garder le sens des limites… féminines

Les effets bénéfiques de l'activité physique sur la masse grasse des femmes ne doivent pas conduire à une lutte effrénée pour la diminuer, car sa réduction excessive mène à la pathologie. L'aménorrhée de la sportive en est un exemple privilégié. Les troubles du cycle observés chez certaines sportives sont en rapport avec le métabolisme énergétique et non avec le stress de l'exercice. Ils sont dus à une inadéquation chronique entre apports alimentaires et dépense énergétique augmentée liée à l'exercice musculaire. Et, en plus du déficit nutritionnel global, s'ajoute un déficit qualitatif en apports lipidiques. L'aménorrhée de la sportive s'accompagne d'un pronostic osseux péjoratif, car elle induit une ostéoporose majeure précoce. Il existe donc un lien étroit entre le tissu adipeux, la fonction ovarienne et le métabolisme osseux.
En conclusion, le tissu adipeux est un acteur privilégié des relations entre femme et sport. La mauvaise réputation de la masse grasse n'est donc pas justifiée pour une femme de poids normal, chez qui elle représente un facteur expliquant l'aptitude féminine naturelle aux exercices d'endurance.

Dr Martine Duclos,
Inserm U 471, CHU de Bordeaux

Source : Cerin.org




Prévention de l’obésité par le calcium

Le rôle préventif du calcium alimentaire a été l’objet de multiples études. Le calcium est impliqué dans la prévention de l’ostéoporose, mais également de l’hypertension et même de certains cancers (1). Très récemment, un intérêt a été porté à la relation entre la consommation de calcium et le poids. Plusieurs études ont suggéré que des personnes consommant quotidiennement du calcium ont moins de risque d’être obèses. Des expérimentations sur des modèles animaux montrent une association inverse entre la consommation de calcium et la composition corporelle et en étudient les mécanismes physiopathologiques. Cette revue fait le point sur les travaux récents.

Aspects physiopathologiques

Relation calcium-dyslipidémie
Calcium, potassium, et magnésium ont un rôle connu dans le contrôle de la pression artérielle. Par ailleurs, le calcium et le magnésium ont des effets bénéfiques sur l’hyperlipidémie : leurs cations divalents peuvent former dans l’intestin des savons insolubles avec les acides gras. Ils diminuent ainsi l’absorption des graisses, réduisent la production de VLDL et de cholestérol sanguin, et augmentent la captation de LDLc par le foie. Le calcium, en diminuant l’absorption des graisses pourrait entraîner une stéatorrhée (2). Le calcium peut également lier les acides biliaires et, par conséquence, augmenter la conversion du cholestérol en acides biliaires dans le foie (2).

Relation calcium-masse adipeuse

Le calcium intracellulaire joue un rôle pivot dans la régulation du métabolisme énergétique. Ce sont les études réalisées chez la souris Agouti qui ont permis de mettre en évidence le rôle du calcium intracellulaire adipocytaire dans la régulation du métabolisme des lipides dans l’adipocyte. La souris Agouti présente une obésité et une anomalie de la couleur de son pelage. Ceci est dû à une mutation qui conduit à la surexpression de la protéine agouti. Celle-ci entre en compétition avec l'alpha-MSH au niveau du récepteur de la mélanocortine (MC4 R). Cette compétition conduit, au niveau de l'hypothalamus, à une absence de freinage du neuropeptide Y et donc à une stimulation de l'appétit et, au niveau de la peau, à une absence de coloration du pelage par l'alpha-MSH. L'originalité des travaux de Zemel a été de démontrer que la protéine agouti avait également un effet direct sur le métabolisme de l'adipocyte via le métabolisme du calcium. Le clonage du gène agouti a montré que sa région C-terminale a pour cible les canaux calciques.
Les travaux de l'équipe de Zemel ont montré que la protéine agouti recombinante entraîne une élévation intracellulaire de calcium au niveau de l'adipocyte. L'accroissement du calcium intracellulaire entraîne une stimulation de l'expression des gènes de la lipogénèse et la suppression de la lipolyse favorisant l'obésité (3).
Parallèlement, il a été montré chez l'animal que des régimes pauvres en calcium entraînent l'augmentation du calcitriol ou 1,25 (OH)2 vitamine D3 et de la parathormone, provoquant une augmentation de l'entrée de calcium dans l'adipocyte et stimulant la lipogénèse intra-adipocytaire (3). Chez les souris aP2-agouti transgéniques surexprimant la protéine agouti, un régime riche en calcium permet d'atténuer l'accumulation des lipides par les adipocytes, de limiter la prise de poids et également d’augmenter la lipolyse et préserver la thermogenèse lors des restrictions caloriques (4). Dernièrement a été aussi décrite l’action de la 1,25-(OH)2 –D, qui augmente la concentration de calcium à l’intérieur de l’adipocyte, avec pour conséquence une augmentation de la lipogenèse et une diminution de la lipolyse. L’hypothèse est que le régime riche en calcium permet de diminuer le calcitriol et ainsi de limiter l’entrée intra-cellulaire du calcium et ses effets sur le métabolisme adipocytaire (5).
Xue et al ont étudié le contenu en protéine agouti dans les adipocytes humains. Dans des adipocytes obtenus chez des patients de poids normal et des patients en surpoids modéré (IMC 21 à 31kg/m2), une corrélation positive entre d’une part l’ARNm de l’agouti et d’autre part l’expression et l’activité de la synthase des acides gras (F.A.S) a été montrée. Ces résultats suggèrent un rôle paracrine/autocrine à la protéine agouti sur le métabolisme lipidique de l’adipocyte humain (6).

Pr M. Laville , Dr N. Leston , Dr A. de Rougemont,
Service d’endocrinologie, diabétologie, nutrition de l’Hôpital E. Herriot de Lyon et Centre de Recherche en Nutrition Humaine de Lyon.

Source: cerin.org

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur cerin.org






Une huile de cuisson qui réduit l'accumulation de graisses

Des études, menées par des chercheurs de la Kao Corporation au Japon, ont montré que l'huile de cuisson Econa, qui a reçu l'étiquette de FOSHU (Food for Specified Health Use) en 1998, a des effets bénéfiques sur la santé humaine. La consommation de cette huile, composée principalement de diacylglycérol, réduit l'augmentation de la triglycéridémie suite à un repas. à long terme, chez les individus consommant du diacylglycérol, le taux de graisse abdominale est plus faible que pour les individus témoins, consommant des huiles à base de triacylglycérol.

Source : Adit



Le groupe Glon veut lancer un œuf enrichi en nutriments

A l’occasion du salon de nutrition pratique Dietécom, qui s’est tenu à Paris les 11 et 12 mars, le groupe Glon a présenté ses travaux scientifiques ayant pour finalité la production d’un œuf enrichi en nutriments (oligo-éléments, minéraux, vitamines) apportant un plus en terme de prévention de nombreuses maladies (maladies cardiovasculaires, certains cancers, dégénérescence de la rétine,...). Grâce à une meilleure alimentation de la poule pondeuse, cet œuf serait notamment plus riche en acide gras Oméga 3, en vitamine E et en certains micro-nutriments tels que les caroténoïdes et des oligo-éléments. Sa composition serait proche de l’œuf pondu par une poule élevée en condition pastorale. L’objectif du groupe est que cet œuf « santé » ne coûte pas plus de 2 euros/an pour le consommateur final, qui consomme en moyenne 250 œufs par an

Source : Agra




Etats-Unis, première victoire des fast-food contre les procès d'obèses

Les chaînes de restauration rapide et les groupes alimentaires américains ont remporté une première victoire au Congrès, avec l'adoption par la Chambre des représentants d'un projet de loi dit "Cheeseburger", visant à les protéger de procédures engagées par des obèses.
Cette mesure, soutenue par la majorité républicaine, a été adoptée mercredi par 236 voix contre 139, au lendemain de l'alerte lancée par les responsables de l'administration Bush pour la Santé sur l'excès de poids, en passe de devenir la première cause de mortalité aux Etats-Unis.
Mais ce projet de loi "pour la responsabilité individuelle dans la consommation alimentaire" devrait rencontrer beaucoup d'hostilité au Sénat, généralement réticent à immuniser certains secteurs industriels contre les poursuites judiciaires ou à plafonner les dommages réclamés par des consommateurs.
Pour l'auteur du projet de loi "Cheeseburger", le républicain de Floride Ric Keller, il s'agit d'empêcher des "procès fantaisistes contre les fabricants, les distributeurs et détaillants de produits alimentaires et de boissons non alcoolisées", qui pourraient être intentés par des individus les tenant responsables de leur obésité et des problèmes de santé liés à leur surpoids.
Ric Keller, qui se décrit lui-même comme étant "du type bien enveloppé" et avoue un penchant pour les doubles "cheeseburgers", a expliqué que l'alimentation était une question "de bon sens et de responsabilité individuelle".
Ce projet de loi ne pourrait pas empêcher des procès intentés à des groupes alimentaires ou des chaînes de restaurants servant de l'alimentation de mauvaise qualité ou mal étiquetée, a-t-il assuré.
"L'objectif est de protéger un secteur qui est le plus grand employeur aux Etats-Unis après le gouvernement fédéral, avec 12 millions de salariés", a-t-il affirmé lors des débats avant le vote.
Mike Burita, un porte parole du Centre pour la liberté du consommateur, un groupe de pression représentant les industries alimentaires et de restauration, a expliqué que le secteur était inquiet de la possibilité de voir se multiplier les procès, après qu'un groupe d'adolescents obèses s'en soit pris à McDonald's en 2002, dans le cadre d'une plainte en nom collectif.
La procédure, où la chaîne de restauration rapide se voyait accusée de ne pas informer ses clients sur la teneur en calories de ses plats, a abouti, à deux reprises, à une fin de non-recevoir dans un tribunal fédéral new-yorkais.

Source : Yahoo.fr




Etats-unis, près de 130 millions d'Américains, soit 64% de la population, sont en surpoids !

L'obésité et le surpoids causés par la mauvaise alimentation et l'absence d'activité physique pourraient devenir la première cause de mortalité aux Etats-Unis d'ici 2005, selon une étude publiée mardi.
"Les Américains doivent comprendre que le surpoids et l'obésité nous tuent littéralement", a déclaré le secrétaire à la Santé en réaction à cette étude. Ses résultats "devraient motiver tous les Américains à prendre des actions pour protéger leur santé. Nous devons nous attaquer au problème aussi agressivement que nous nous sommes attaqués au tabac", a ajouté Tommy Thompson.
En 2000, le tabagisme a causé 435.000 morts aux Etats-Unis contre 400.000 morts associées à la mauvaise alimentation et l'inactivité physique, largement devant les 85.000 morts causées par l'alcool, selon l'étude des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
"Le fait que plus d'un tiers des morts aux Etats-Unis chaque année soit liés au tabagisme, à de mauvaises habitudes alimentaires et l'inactivité physique est à la fois tragique et inacceptable car il s'agit de comportements largement évitables", a renchérit le Dr Julie Gerberding, directrice des CDC, lors d'une conférence de presse conjointe avec le secrétaire à la Santé à Washington.
"La forte progression du surpoids signifie que cette proportion (de décès) devrait augmenter substantiellement au cours des prochaines années", écrivent les auteurs en recommandant "des interventions pour améliorer l'alimentation et augmenter l'activité physique (qui) doivent devenir des priorités plus élevées de la santé publique".
Entre 1990 et 2000, la proportion de morts dues à la mauvaise alimentation et l'inactivité est passée de 14% à 16,6% du total des décès, soit "la plus forte progression parmi toutes les causes de mortalité", note le rapport.
Près de 130 millions d'Américains, ou 64% de la population, sont en surpoids ou, plus grave, obèses, facteurs de risque pour le diabète, la maladie cardiaque et certains cancers. Le coût direct et indirect du surpoids est estimé à 117 milliards de dollars pour 2000.
Les décès attribuables au tabagisme sont en réduction, passant de 19% en 1990 à 18,1% en 2000, ainsi que ceux liés à l'alcool, passés de 5% à 3,5%, selon le détail de l'étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 10 mars.
"Il est clair que si la tendance à l'accroissement de l'obésité n'est pas inversée au cours des toutes prochaines années, la mauvaise alimentation et l'inactivité physique devraient dépasser le tabac comme cause évitable de mortalité", écrivent les chercheurs sous la direction du Dr Ali Mokdad, des CDC, selon lequel la barre pourrait être franchie en 2005.
Parmi les autres causes de décès figurent les agents microbiens (75.000 morts) comme la grippe ou la pneumonie, les produits toxiques (55.000 morts) comme les agents polluants, l'exposition à l'amiante ou aux benzènes, les accidents de la route (43.000 morts), les armes à feu (29.000 morts), les maladies sexuellement transmissibles (20.000 morts) et l'usage de drogue (17.000 morts).
Dans un éditorial accompagnant l'étude, plusieurs chercheurs de la Robert Wood Johnson Foundation à Princeton (New Jersey) et de la Bill et Melinda Gates Foundation à Seattle (Washington) insistent sur "le besoin de renforcer considérablement la prise de conscience pour rendre les changements possibles".
"Les décisions de fumer, de boire, la quantité et le type d'alimentation et d'activité (physique) sont le résultat de signaux culturels et commerciaux forts", poursuivent-ils.

Source : Yahoo.fr



Avis aux parents : la collation du matin à l'école est-elle justifiée ? Réponse de l'AFSSA

L'AFSSA a été saisi le 18 août 2003 par la Direction Générale de la Santé afin d'évaluer la pertinence nutritionnelle de la collation du matin à l'école. L'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments a rendu son avis le 3 mars 2004 en indiquant que celle-ci "n'était pas justifiée et qu'elle ne constitue pas une réponse adaptée à l'absence de petit déjeuner".
Selon l'Agence, "cette prise alimentaire supplémentaire est à l'origine d'un excès calorique qui ne peut que favoriser l'augmentation de la prévalence de l'obésité constatée depuis 30 ans chez les enfants d'âge scolaire en France". (..) Il n'existe pas d'insuffisance d'apport calcique au sein de la population concernée par la collation du matin" et d'ajouter que "les collations à base de lait représentent une part trop importante de la ration calorique journalière". L
L'Afssa s'oppose dans cet avis très tranché à celui de l'association Amalthée qui vante au contraire la distribution de lait (mais pas de gâteaux) à l'école mais dans des tranches horaires strictes : entre 8h30 et 9h30 pour ne pas couper l'appétit des enfants avant le déjeuner.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'avis de l'AFSSA sur la collation du matin
l'avis de l'Association Amalthée sur la collation du matin




Allégations nutritionnelles et santé, où en est-on ?

En juillet 2003, la Commission européenne adoptait une proposition de réglement sur les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires. 7 mois plus tard, où en est-on ?
Le texte sera soumis à l’approbation du Parlement européen et du Conseil des ministres courant 2004 et sera mis en application en 2005 au plus tard.
Que prévoit-il ?
Un cadre juridique et scientifique essentiellement. Ainsi, pour pouvoir apposer la mention "Riche en fibre" ou "Faible teneur en matière grasse" sur un produit, il faudra que celui-ci corresponde à un cahier des charges précis. Avant toute communication officielle et publicitaire, les fabricants devront amener les preuves du bénéfice et des vertus de leurs produits sur la santé à l’autorité européenne de sécurité des aliments qui vérifiera la véracité des allégations annoncées.



Combattre la faim aujourd'hui pour vaincre l'obésité demain

La lutte contre la faim et la malnutrition chez les femmes enceintes et les enfants permet de prévenir le surpoids et l'obésité tout en réduisant les coûts des soins de santé qui en découlent, selon un rapport de la FAO.
Citant des études empiriques, le rapport révèle que la malnutrition chez la femme enceinte «programme» les tissus du fœtus de sorte que, plus tard, à l'âge adulte, l'individu dérive vers l'obésité si son mode de vie est sédentaire et l'environnement abondant en nourriture.
Plusieurs pays en développement sont confrontés à cette situation dont les effets sur la santé peuvent être dramatiques. La faim aujourd'hui suivie d'une période d'abondance demain entraîne pour un grand nombre de personnes une dérive vers l'obésité, ce qui les rend vulnérables à certaines maladies comme les troubles cardio-vasculaires, l'hypertension et le diabète.
Aujourd'hui, tout comme dans un avenir prévisible, on constate que les régimes alimentaires s'écartent des recommandations d'une consultation d'experts de la FAO et de l'OMS tenue l'année dernière.
A titre d'exemple, le rapport indique que dans 36 pour cent des pays du monde, la consommation de cholestérol par la population dépasse le plafond recommandé qui est de 300 milligrammes par personne et par jour. Elle aurait même doublé par rapport au début des années 60.
De même, dans 34 pour cent des pays, on note un franchissement du cap de 30 pour cent pour les apports en graisses alimentaires, contre 18 pour cent il y a quarante ans.
Selon les projections de la FAO, d'ici à 2030, ces indicateurs devraient continuer à se détériorer, plus de 40 pour cent des apports en calories supplémentaires devant provenir des graisses.

Source : Fao.org

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur fao.org



L'alimentation des Africains vivant en France

Les populations immigrées en France sont en grande partie constituées d’Africains venus d’Afrique subsaharienne. Un vaste ensemble géopolitique où l’alimentation est porteuse de symboles, de partage et de plaisirs, mais est parfois aussi question de survie. Confrontées dans leur nouveau pays à des changements socioculturels très profonds -dont les pratiques alimentaires sont l’un des volets - face à des pratiques et des aliments inconnus, les femmes africaines se retrouvent dans une situation d’adaptation qui ne va pas sans difficultés.
Comprendre les traditions alimentaires des Africains, respecter leurs pratiques et les différences est sans doute essentiel, avant même de tenter de modifier des habitudes. Pour aider les professionnels de terrain dans leurs démarches auprès des populations d’origine africaine, Alimentation & Précarité a pris le parti de présenter certaines caractéristiques de la cuisine d’Afrique subsaharienne et quelques schémas de son adaptation.

I / Les habitudes alimentaires en Afrique subsaharienne

D’une extrémité à l’autre de l’Afrique subsaharienne, deux grands systèmes alimentaires dominent : la cuisine sahélienne à base de céréales (mil, sorgho, riz, maïs…) et la cuisine forestière à base de féculents (manioc, igname, banane plantain, etc.). Ces deux cuisines, remarque dans ses travaux Manuel Calvo, sociologue (CRI-IEDES-CNRS) ont en commun la préparation d’un plat complet composé de l’aliment de base (céréales ou féculents) et d’une "sauce" d’accompagnement, terme qui englobe un plat mijoté à base de légumes, de feuilles, d’huile de palme, d’arachide ou de pâte d’arachide, de poisson ou de viande quand les familles en ont les moyens, d’aromates et d’épices auxquelles sont attribuées de nombreuses vertus. Selon les disponibilités, il existe d’autres plats aux compositions diverses tels que les soupes, également à base de légumes, d’épices et d’aromates, parfois de viande ou de poissons, les grillades, les marinades, etc. Ce plat unique -à l’instar de tout plat dit de terroir et transmis de générations en générations-est très complet et relativement équilibré, même s’il est riche en matières grasses. Les desserts (fruits, yaourts, pâtisseries) figurent rarement en fin de repas, excepté pour les fêtes et dans les zones urbaines ou dans les pays proches du Maghreb. Les oeufs sont peu consommés, les produits laitiers -plutôt rares en Afrique- également, exceptés dans les régions d’élevage où ils sont souvent absorbés sous forme de lait caillé. Les fruits frais ou secs et les oléagineux, toujours selon les disponibilités, sont plutôt grignotés tout au long de la journée. Les Africains boivent de la bière industrielle ou artisanale fabriquée à partir de féculents ainsi que du vin de palme issu de la sève de palmier qui contient de la levure et fermente en deux jours. Les boissons gazeuses au gingembre, le vin de canne à sucre, le gin maison, les jus de fruit sont aussi répandus. Compte-tenu des problèmes sanitaires des eaux courantes, la tendance dans les villes est à une grande consommation de sodas.
Globalement, dans les pays d’Afrique subsaharienne, où l’alimentation est plutôt porteuse de symboles et de plaisirs, voire de survie, la notion d’équilibre alimentaire ou d’aliment bon pour la santé n’existe guère…

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur Cerin.org



Du maïs enrichi en acide oléique pour diminuer les risques de mauvais cholestérol

Par croisement naturel avec des graminées du type Tripsacum dactyloides, des chercheurs ont obtenu une nouvelle souche de maïs qui pourrait contribuer à diminuer les risques de mauvais cholestérol et d'obstruction des artères parce que riche en acide oléique. Actuellement, l'huile extraite du maïs classique contient environ 60 % d'acides gras polyinsaturés, 10 % d'acides gras saturés et 20 % d'acide oléique. Mais dix ans de recherche ont conduit Susan Duvick et ses collègues, du Service de Recherche du Département de l'Agriculture (ARS), à développer une nouvelle variété de maïs qui affiche un taux en acide oléique de 70 %, tout en gardant un goût semblable à celui de ses cousines.
L'équipe attend maintenant la délivrance prochaine d'un brevet qui ouvrira la voie à la culture et à la commercialisation de son produit. Le nouveau maïs pourrait apporter à l'industrie agroalimentaire un marché intéressant de consommateurs soucieux de leur santé, à l'échelle mondiale ; élaboré par croisement, il ne fait en effet pas partie des organismes génétiquement modifiés, souvent mal perçus par les Européens. Les premiers aliments dérivés devraient être disponibles dans les rayons des supermarchés en 2007.

Source : ADIT



Europe, "baromètre santé" 2003 : plus de fruits et légumes et moins de graisses

La commission européenne diffuse son "baromètre santé" 2003 sur l’état de santé des européens avec une partie du rapport consacré aux dernières habitudes alimentaires adoptées par les européens.
Ainsi, 1/3 des européens avoue avoir changé leurs habitudes alimentaires durant les 3 dernières années : augmentation de la consommation de fruits et légumes (61% des cas), augmentation de la consommation d’eau (50%) et diminution de la consommation de graisses (61%) sont les principaux mouvements à noter. Cependant, malgré ces bonnes "résolutions", le poids des européens a augmenté en moyenne de 1,19 kg entre 1996 et 2002 (+ 2%) alors que la taille restait inchangée...

Source : http://europa.eu.int

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le rapport complet en PDF (anglais)



Obésité des enfants et diabète, attention !

Obésité et diabète sont les deux compagnons de route d'un même voyage destructeur sur la route de nos artères.
Les enfants obèses sont les prochains candidats à cette insidieuse maladie.
Le diabète des enfants trop gros est aussi appelé diabète de type 2 ou "gras" ou non insulino-dépendant (DNID) Ce n'est pas parce que l'on mange du ou des sucres que l'on devient diabétique mais le diabète est la conséquence d'une quantité trop importante de sucre (glucose) dans le sang.
Si l' on consomme trop d'aliments riches en graisses ( nuggets, kinder bueno, chips, fromage, saucisson..,) et si on ne se sert pas suffisamment de ses muscles en bougeant et en faisant du sport, le sucre ne peut plus être utilisé normalement .
Il est alors en excès dans les tuyaux et peu à peu les détruit.
Le diabète est une maladie grave.
Le problème du diabète est que cela ne se voit pas et ne fait pas mal jusqu'à ce que des complications graves arrivent.

Combien de diabétiques ?

175 millions dans le monde en 200
23 millions en Europe
1,8 millions de malades En France
300 millions probablement en 2025

Source : enfance-nutrition.ifrance.com, partenaire du Guide du Gourmet






Le fléau de la "faim insoupçonnée", les dimensions mondiales des carences en micronutriments

SELON LES ESTIMATIONS LES PLUS RECENTES de la FAO, 840 millions d'individus ne puisent pas assez d'énergie dans leur alimentation pour couvrir leurs besoins. Une écrasante majorité d'entre eux, soit 790 millions, vivent dans des pays en développement. On estime cependant que le nombre total de personnes souffrant de carences en micronutriments dans le monde est en fait beaucoup plus élevé et dépasse vraisemblablement les deux milliards. Les carences en micronutriments peuvent même survenir dans les communautés où l'approvisionnement en nourriture est suffisant pour couvrir les besoins énergétiques de la population. Si les gens, faute de moyens, ne peuvent diversifier leur alimentation et consommer en quantités adéquates des fruits, des légumes ou des aliments d'origine animale contenant des micronutriments, les carences sont inévitables.
Dans les pays en développement, les carences en fer, en iode et en vitamine A sont les plus préoccupantes du point de vue de la santé publique. On a également démontré que d'autres micronutriments contribuent à prévenir certains états pathologiques spécifiques (l'acide folique, par exemple) ou favorisent la croissance (comme le zinc). Des progrès ont été réalisés dans la réduction de la prévalence des carences cliniques, notamment celles en vitamine A et en iode, d'autant que les carences en micronutriments s'accompagnent de signes externes qui en facilitent le diagnostic. Toutefois, on en sait aujourd'hui beaucoup plus sur les effets insidieux des carences infracliniques sur la croissance et de développement de l'enfant, la santé génésique, le fonctionnement du système immunitaire, les risques d'infection et la productivité du travail. Les efforts portent donc principalement sur l'évaluation des indicateurs infracliniques, qui permettent de cerner l'ampleur du problème et d'en suivre l'évolution.
Les indicateurs de processus, tels que le nombre de ménages consommant du sel iodé, font l'objet d'une utilisation croissante et permettent d'apporter des améliorations d'ordre programmatique aux stratégies de lutte contre les carences. Les trois principales stratégies de lutte contre la malnutrition due aux carences en micronutriments sont la supplémentation alimentaire, l'enrichissement et la diversification des aliments. Selon la FAO, les approches fondées sur l'alimentation permettent de répondre durablement aux besoins nutritionnels propres à chaque groupe de population. Elles méritent donc une plus grande attention et un soutien accru. De même, il faut tenir compte du fait que de nombreux facteurs (soins de santé, éducation, assainissement, approvisionnement en eau et conditions de logement, entre autres exemples) peuvent influer sur les progrès accomplis. Les interventions de santé publique complémentaires axées notamment sur les traitements antiparasitaires, la prophylaxie antipaludéenne, l'amélioration des installations d'approvisionnement en eau et d'assainissement et la vaccination infantile peuvent aussi contribuer à faire reculer la malnutrition due aux carences en micronutriments. Les stratégies les plus efficaces sont celles qui abordent l'ensemble de ces questions de manière intégrée et coordonnée.

Source : FAO - revue Alimentation, nutrition et agriculture.
G. KENNEDY, G. NANTEL et P. SHETTY






Europe, vers une harmonisation des données sur la composition des aliments

La grande hétérogénéité culturelle et socioéconomique des populations qui composent l'Europe fait que toute tentative d'application d'une politique nutritionnelle commune et d'élaboration de tables de composition des aliments utilisables par tous, relève du défi.

Politiques nutritionnelles : les constats

Le sud et l'ouest de l'Europe se caractérisent par une grande variété de pratiques culinaires, d'apports alimentaires, de guides et pyramides alimentaires, mais aussi de méthodologies utilisées pour le recueil de données. Peu de pays font régulièrement des enquêtes nutritionnelles, et les recommandations européennes ne sont pas appliquées partout. Cependant, des objectifs prioritaires communs (réduction de l'obésité, promotion de l'allaitement, qualité et sécurité de l'alimentation) ont intégré les différentes politiques nutritionnelles.

Les pays nordiques et de la Baltique ont, quant à eux, besoin d'un renforcement de l'implication de leur gouvernement, tant politique que financier, dans l'exécution de leur politique nutritionnelle. Ils possèdent tous néanmoins des ANC et des recommandations.

Concernant les pays du centre et de l'est de l'Europe, où la sécurité alimentaire n'est pas encore garantie pour certains groupes de population à risque, la politique nutritionnelle représente une part importante de la politique de santé publique, et la mise en place de guides de recommandations et de programmes préventifs témoigne de leur motivation.

Habitudes alimentaires : la disparité

Outre l'importance de l'appartenance culturelle et du lieu d'habitation dans le choix alimentaire, le consommateur est influencé par une multitude de déterminants sociaux, cognitifs, comportementaux et physiologiques. Il en résulte des disparités entre les différents pays et entre les sous-groupes de population d'une même nation, qui se traduisent par une consommation plus ou moins importante en végétaux, en produits d'origine animale, en produits transformés et dans le choix des matières grasses. Le point commun est une consommation en fruits et légumes qui reste inférieure aux recommandations.
Un pays comme la Russie a vu changer ses habitudes alimentaires en dix ans : la contribution des protéines et des matières grasses à l'apport énergétique diminue au profit de l'apport en glucides du fait de la paupérisation et non de campagnes nutritionnelles ! L'obésité, la sédentarité, l'alimentation précaire, l'alcoolisme et le tabagisme étant les causes majeures de l'accroissement des maladies cardiovasculaires dans ce pays.

Vers une banque de données européenne

Les données sur la composition des aliments sont utilisées pour traduire les apports alimentaires en termes de nutriments. Une harmonisation de ces données est un préalable pour pouvoir comparer des apports nutritionnels dans les différents pays. Or, la plupart des tables de composition alimentaire nationales ont été élaborées selon des procédures spécifiques en termes de méthodologie et de choix des aliments. Depuis 1982, de nombreuses initiatives internationales d'harmonisation ont vu le jour, notamment INFOODS (International network of food data systems), sur lequel s'est fondé EUROFOODS en Europe pour proposer des recommandations sur l'élaboration, la gestion et les échanges de données sur la composition des aliments et, en projet, EuroFIR (European food information ressource).

Par ailleurs, l'étude EPIC (European prospective investigation into cancer and nutrition), recherchant un lien entre les apports nutritionnels et l'incidence du cancer, a été confrontée au problème de la standardisation des banques de données, ce qui contribue à mieux définir les besoins et les priorités pour une harmonisation des banques de données à l'échelle internationale. En particulier, les différences portent sur la définition de l'aliment et sur les données quantitatives des nutriments, limitant ainsi les possibilités de comparaison.

Enfin, dans le cadre du programme de surveillance de la santé publique, un rapport européen, Nutrition-Santé, sera publié fin 2004. Outre une vue d'ensemble des problèmes de santé liés à la nutrition, il apportera une information détaillée sur les causes du développement de risques spécifiques au sein de la population européenne.

Extraits de la 9e Conférence européenne sur la nutrition, Rome, octobre 2003

Source : CERIN




Hausse de l'activité physique, réduction de la sédentarité et prévention du gain de poids, trois fortes résolutions pour 2004

La sédentarité est considérée comme un déterminant important de l’état de santé en général et de la prise de poids au cours du temps en particulier. Dans ce domaine, il est important de distinguer les notions d’activité, d’inactivité physique et de sédentarité. La promotion d’une activité physique régulière et la réduction des comportements sédentaires sont deux actions complémentaires dans la prévention du gain de poids. Il existe des questions et un débat sur le niveau habituel d’activité physique qui permettrait de limiter la prise de poids. D’après les données actuelles, qui demandent à être complétées, le minimum requis correspondrait à environ 45 minutes - 1 heure par jour d’activité physique d’intensité modérée (marche rapide), soit le double des recommandations actuelles d’activité physique pour la population générale.

Quelques définitions

Il existe une définition bien établie de l’activité physique habituelle : "tout mouvement corporel produit par la contraction des muscles squelettiques qui entraîne une augmentation substantielle de la dépense d'énergie au-dessus de la valeur de repos". L’activité physique au sens large inclut donc tous les mouvements effectués dans la vie quotidienne et ne se réduit pas à la seule pratique sportive (l’exercice). A la différence de l’activité physique, nous savons encore mal définir et mesurer les notions d’inactivité physique et de sédentarité. Sédentaire vient du latin sedere, qui signifie "être assis". En épidémiologie, l’évaluation du niveau habituel d’activité physique repose sur l’utilisation de questionnaires dont certains ont été validés par rapport à des méthodes de référence. L’inactivité physique est alors très souvent évaluée par l’absence d’activité physique de loisirs déclarée. Un autre indicateur proposé correspond à une faible proportion (inférieure à 10%) de la dépense énergétique journalière due à la pratique d’activités d’intensité modérée à élevée. Cependant, le comportement sédentaire ne représente pas seulement une activité physique faible ou nulle, mais correspond à des occupations spécifiques dont la dépense énergétique est proche de la valeur de repos, telles que regarder la télévision ou des vidéos, travailler sur ordinateur, lire, voire manger... Le temps passé devant un écran (télévision, vidéo, jeux vidéo, ordinateur....) est actuellement l’indicateur de sédentarité le plus utilisé mais d’autres indicateurs sont en cours d’évaluation.
Chez l’adulte comme chez l’enfant ou l’adolescent, il est maintenant reconnu que l’activité physique et la sédentarité représentent deux dimensions différentes, et indépendantes, du comportement de mouvement. Ainsi, par exemple, une évaluation transversale des adultes de l’étude SU.VI.MAX a montré récemment l’absence de relation entre catégories croissantes d’activité physique de loisirs (de "inactivité" à "activité d’intensité élevée sur une base régulière") et temps passé à regarder la télévision. Cette notion a des implications importantes en termes d’actions de prévention, soulignant le caractère complémentaire de la promotion de l’activité physique et de la réduction de la sédentarité.

Source : Cerin
Pr Jean-Michel Oppert,
Service de Nutrition, Hôtel-Dieu (AP-HP)
EA 3502 Université Pierre-et-Marie Curie (Paris VI).

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur cerin.org




44ème journée annuelle de nutrition et de diététique

La 44 ème journée annuelle de nutrition et de diététique co-organisée par l'Hôtel Dieu - Université Paris VI et l'Institut Benjamin Delessert, aura lieu le vendredi 30 janvier 2004 au CNIT - Paris- La Défense.
Elle réunit tous les ans, fin janvier, environ un millier de participants, tous concernés par la nutrition (nutritionnistes, diététiciennes, médecins, chercheurs, ingénieurs de l'agro-alimentaire, paramédicaux, journalistes scientifiques).

Programme :

Matinée / Alimentation et cancer
Après-midi / Alimentation et pathologie digestive
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le programme complet en mode PDF

Le Prix Benjamin Delessert

Le Prix Benjamin Delessert est décerné depuis 1988 et récompense chaque année, pour l’ensemble de ses travaux, une personnalité dont l’action dans le domaine de la nutrition a contribué au développement des connaissances dans ses diverses composantes et/ou dans leurs multiples applications pratiques. La liste des lauréats en témoigne. Le jury de ce prix est constitué des membres du Comité Scientifique de la Journée Annuelle de Nutrition et de Diététique.
Le lauréat 2004 est Marie-Françoise Rolland-Cachéra (Institut Scientifique et Technique de la nutrition et de l'alimentation - Paris).
Le prix lui sera remis lors de la 44ème JAND ( le 30 janvier 2004 au CNIT/Paris-La Défense), par les Professeurs Bernard GUY-GRAND et Bernard MESSING.

Les précédents lauréats ont été :

2003 Martine LAVILLE (Endocrinologie, diabétologie, nutrition, Lyon)
2002 Gérard PASCAL (Nutrition Humaine et Sécurité des Aliments, Paris)
2001 France BELLISLE (Comportement alimentaire, Paris)
2000 Pierre LOUISOT (Biochimie générale et médicale, Lyon)
1999 Axel KAHN (Physiologie et pathologie génétiques et moléculaires, Paris)
1998 Anne-Marie DARTOIS (Diététique, Paris)
1997 Matty CHIVA (Psychologie de l'Enfant, Paris)
1995 Jean-Jacques BERNIER (Gastroentérologie, Paris)
1994 Pierre DUCIMETIERE (Epidémiologie, Paris)
1993 Claude BOUCHARD (Génétique des Populations, Laval/Québec)
1992 Philippe JEAMMET (Psychiatrie, Paris)
1991 Gérard AILHAUD (Biochimie, Nice)
1990 Claude FISCHLER (Sociologie, Paris)
1989 Robert FRANK (Odontologie, Strasbourg)
1988 Noël MEI (Neurobiologie, Marseille)



Prévention du cancer colorectal avec des fibres et de la vitamine D ?

Selon une étude publiée dans le "Journal of the American Medical Association, une équipe de scientifiques américains ont trouvé une correlation entre la prise de céréales riches en fibres et de vitamines D dans la prévention du cancer colorectal. Ainsi, 3029 anciens soldats américains, âgés de 50 à 75 ans, ont été soumis à une coloscopie entre 1994 et 1997.
Or, d'après les résultats de l'étude, les hommes qui ont consommé des quantités élevées de céréales riches en fibres (plus de 4 grammes chaque jour) et de vitamine D (plus de 645 Ui/l au quotidiennement) présentent un risque moins élevé de polypes ou de tumeurs susceptibles d'êtres cancéreuses.

Source: Journal of the American Medical Association - Décembre 2003

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le résumé de l'article en anglais




Un nouveau Guide signé Nestlé, "Attitude 365", au printemps 2004 dans les paquets de céréales

Un nouveau Guide signé Nestlé, le guide "Attitude 365" (pour les 365 jours de l'année...) sera inséré gratuitement en mars et avril 2004 dans tous les paquets de céréales Fitness, Fitness & Fruits et Fitness Chocolat.
Il s'agit d'éduquer les consommateurs chaque jour de l'année vers la bonne "attitude".
Ce livret comprendra 32 pages définies autour de 4 chapitres :
- Nutrition
- Forme
- Beauté
- Détente




Fleury Michon accélère son concept de restauration "Graine d’appétit"

Fleury Michon, numéro 1 français des rayons traiteur et charcuterie en GMS accélère le développement de son concept de restauration hors domicile et
prévoit 15 restaurants en 2004.

Après Nantes, après Paris, "Graine d’appétit" a ouvert un 7ème restaurant a l'été dernier et s'apprête à accélérer le déploiement en 2004. Cela confirme l'intérêt stratégique d'un concept novateur pour trouver de nouveaux débouchés aux solutions repas hors domicile en France.
De quoi s'agit-il ? Le client entre dans le restaurant "libre-service" comme dans un supermarché...Face à un linéaire présentoire, il fait son marché parmi une offre de plats cuisinés, salades, boissons et desserts. A la caisse, l’hôtesse conserve le plat cuisiné et le fait réchauffer dans la batterie de four à micro-ondes installés derrière le comptoir et le porte ensuite en salle, servi dans une assiette. A mi-chemin entre supermarché, cafétéria et restaurant, ce concept présente l’avantage de réduire les frais de personnel (15 % contre 21 % pour Mc Donald et jusqu’à 30 % pour certaines chaînes de sandwicheries).
La clef d'implantation d'un "Graine d’appétit" est l'obligation d'être dans une zone de travail. Ainsi, les possibilités s'avèrent être multiples : en centre ville bien sûr, mais aussi dans les zones industrielles et dans des espaces de types "corners" à l'intérieur des entreprises ou surfaces spécialisées.



L'exercice physique, meilleure défense contre les maladies cardiaques ?

Selon l'"American Journal of Preventive Medicine" et suite à une étude de prés de 17 années effectuée sur 10000 personnes par l'équipe du professeur Jing Fang, l'exercice physique représenterait la meilleure défense contre les maladies cardiaques.
"Le fait de dépenser de l'énergie constituerait vraiment la clé pour limiter les risque de maladie cardiaque. Les sujets qui ont un faible apport calorique, qui font peu d'exercice et sont obèses ou en surpoids présentent un risque de mortalité plus élevé que leurs congénères, même si ces derniers ont des apports caloriques importants, dès lors qu'ils bougent davantage et présentent une charge pondérale normale", indique ainsi le journal scientifique".

Source: American Journal of Preventive Medicine - novembre 2003




Fruits et légumes, on est loin des 5 par jour...

Dans presque tous les pays développés et depuis plusieurs années, les autorités de santé publique ont lancé des campagnes pour promouvoir les effets bénéfiques des fruits et légumes sur la santé et inciter les individus à en manger davantage, en particulier ceux qui sont en difficultés économiques. Leur message est clair et sensiblement le même partout : "Au moins 5 fruits et légumes par jour". Seule en revanche, la campagne de la collective française des fruits et légumes se démarque quelque peu avec une recommandation de "10 par jour".
Malgré ces efforts, les comportements ne semblent pas évoluer favorablement. Selon les dernières données disponibles (1), les achats de fruits et de légumes continuent à diminuer depuis 1990. Le baromètre nutrition (2) de l’INPES qui évaluait l’impact de la campagne d’information lancée en 2001, annonce des résultats mitigés : 70 à 75 % des Français consomment peu de fruits et légumes (un par jour ou moins). Cette consommation est encore plus faible chez les personnes en situation de précarité économique. La question se pose aujourd’hui de comprendre pourquoi malgré ces campagnes, les consommateurs ne mangent pas assez de fruits et légumes.

Des campagnes publicitaires aux effets limités

Promouvoir la consommation de fruits et légumes est peut-être moins simple qu’il n’y paraît : les auteurs d’un rapport récent (3) observent une contradiction entre la faible consommation des fruits et légumes et la bonne image qu’en a le consommateur : fruits et légumes semblent représenter l’aliment "nutritionnellement correct" par excellence, le produit santé idéal correspondant aussi à la recherche du plaisir.Mais si les fruits et légumes ont une bonne image, 10% seulement des Français (3) en consomment 5 par jour. Pourquoi les consommateurs sont-ils si peu motivés ? Les auteurs de ce même rapport suggèrent que les bénéfices forme et santé des fruits et légumes seraient neutralisés dans l’esprit des consommateurs par la promesse d’aliments concurrents comme les compléments alimentaires ou les alicaments. Mais ce n’est qu’une piste. Ils pourraient être aussi concurrencés par d’autres aliments moins chers à calories égales, avec un pouvoir rassasiant plus élevé, dont il est pourtant conseillé de limiter la consommation (chips, boissons sucrées, viennoiseries).
Selon les auteurs d’une autre étude (4) publiée en 2003, ces campagnes souffriraient d’une connaissance insuffisante des mécanismes conditionnant les choix alimentaires : les facteurs qui poussent un individu à consommer moins de chocolat ne sont pas les mêmes que ceux qui l’inciteront à manger des brocolis ou des courgettes vapeur. Selon l’auteur, mieux identifier ces facteurs aiderait à lever les freins.

Source : CERIN

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur cerin.org






Intérêt nutritionnel et les possibilités d'allégation des acides gras Oméga 3

Face à l'augmentation du nombre d'aliments enrichis en acides gras oméga 3 mis sur le marché et revendiquant des effets bénéfiques, en particulier sur le système cardiovasculaire, l'Afssa vient de publier un rapport sur leur intérêt nutritionnel et les possibilités d'allégation.
Au regard de l'ensemble des données disponibles, les experts reconnaissent l'intérêt de l'enrichissement de certains aliments en acides gras oméga 3 sous forme d'acide a-linolénique (ALA) ou de ses dérivés à longue chaîne (EPA, DHA). D'une part, la faible consommation d'acides gras oméga 3 des Français justifie cette démarche. En effet, l'apport moyen en ALA est estimé à 0,1 et 0,4 % de l'apport énergétique total selon les études INCA et SU.VI.MAX respectivement, et, pour la quasi-totalité des individus, les apports ne couvrent pas les ANC. L'huile de colza étant peu consommée en France, les produits animaux sont la principale source des oméga 3. Fait important, l'apport en acide linoléique (oméga 6) est plus de dix fois supérieur à celui en ALA, créant un déséquilibre entre ces deux familles d'acides gras.
D'autre part, la consommation d'aliments enrichis en acides gras oméga 3 peut, en prévention secondaire, avoir un effet bénéfique sur la santé cardiovasculaire. En revanche, pour la population générale en bonne santé, son intérêt sur la réduction du risque cardiovasculaire est vraisemblable, mais non acquis.

En conclusion, les experts rappellent que la prévention des maladies cardio-vasculaires repose sur un ensemble de mesures hygiéno-diététiques - et non sur un seul type de nutriment - et que la consommation de poisson au moins deux fois par semaine et d'huile de colza est un bon moyen d'accroître les apports en acides gras oméga 3.

Source : Cerin

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur Cerin.org




Journée mondiale contre l'ostéoporose lundi 20 octobre

Lundi, c'est la Journée mondiale contre l'ostéoporose, organisée par le Groupe de Recherche et d'Information sur l'Ostéoporose (GRIO) sous l'égide de l'International Osteoporosis Foundation (IOF). Désormais annuelle, cette manifestation a été déclarée et soutenue par l'OMS en 1996, pour affirmer que cette maladie qui provoque des ravages dans le monde devrait faire partie des priorités de santé publique.
Quand on sait qu'à 50 ans, 10% à 15% des femmes souffrent d'ostéoporose, qu'à 65 ans elles sont 40% et qu?à 80 ans la proportion atteint 70%, on peut le comprendre... Autre facteur-clé, le caractère universel de la maladie. Avec une fracture toutes les 20 secondes dans le monde elle affecte des femmes - et à un degré moindre des hommes - dans tous les pays, qu'ils soient riches ou en développement.
Demain, la France se mobilise dans une journée nationale, en préambule à la manifestation organisée au niveau mondial, le 20. Elle se tiendra dans 15 villes, sous l'égide à la fois du GRIO et du Conseil national de la Rhumatologie (CNR). L'objectif est de permettre au public, en particulier aux femmes qui en sont les premières victimes, de mieux connaître la maladie. D'apprendre à la prévenir, à la dépister, à la traiter.

Source : Yahoo

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
Le site du Groupe de Recherche et d'Informations sur les ostéoporoses





L'obésité, un fléau mondial

Les problèmes d'obésité ont fortement augmenté au cours des vingt dernières années dans les pays de l'OCDE où la proportion d'obèses reste très variable, avec des taux allant de 3% en Corée du sud et au Japon en 2001 à 31% aux Etats-Unis dès 1999, selon un rapport publié jeudi par l'Organisation de coopération et de développement économique.
En Europe, le taux se situe dans une fourchette comprise entre 6% (Norvège) et 19% (Hongrie), exception faite du Royaume Uni (22%) qui arrive en 3ème position au niveau mondial derrière les Etats-Unis et le Mexique (24%), et devant l'Australie (21% en 1999).
Le rapport relève cependant qu'aux Etats-Unis, comme en Australie et au Royaume Uni, les taux d'obésité se fondent sur des examens de santé, alors que dans les autres pays ils reposent généralement sur des données fournies par les personnes elles-mêmes, ce qui conduit à sous-estimer la proportion d'obèses.
Le taux d'obésité a plus que doublé en Australie et aux Etats-Unis en vingt ans, alors qu'il a triplé au Royaume-Uni, d'après les résultats dans ces trois pays d'examens au cours desquels taille et poids sont mesurés.
Dans les pays nordiques et ceux d'Europe continentale, le taux d'obésité a également "considérablement" augmenté, passant notamment au cours des dix dernières années de 6% à 9% en France et en Suède et 8 à 12% en Islande. Même en tenant compte des différences de méthodes de mesures, la proportion d'obèses y reste bien inférieure aux chiffres enregistrés dans les pays anglophones.
La population adulte compte plus de 20% d'obèses en Australie et au Royaume-Uni, ce qui se rapproche des taux enregistré aux Etats-Unis au début des années 90, note l'OCDE, insistant sur les "implications considérables" à l'avenir de l'obésité en termes de santé et de dépenses de santé.
Les problèmes de santé chroniques associés à l'obésité sont "analogues à ceux d'un vieillissement de vingt ans, très supérieurs aux effets estimés du tabagisme ou de la consommation excessive d'alcool", souligne l'OCDE, en rappelant les résultats d'une étude menée aux Etats-Unis (Sturm, 2002) sur les conséquences de l'obésité sur des problèmes de santé comme le diabète et l'asthme. L'étude comparait les coûts induits à d'autres facteurs de risque tels que la consommation de tabac et d'alcool.
Il en ressort que l'obésité est associée à une augmentation annuelle des dépenses de santé supérieure à celle imputable au tabagisme, relève l'OCDE, qui note par ailleurs que les problèmes d'obésité sont plus fréquents dans les catégories socio-économiques défavorisées.
L'organisation reconnaît que les changements nécessaires --modification des habitudes alimentaires et augmentation de l'activité physique-- pour inverser l'évolution en cours risquent de buter sur des "obstacles comportementaux et environnementaux" qui seront "très difficiles à lever".
Sont considérées comme obèses les personnes ayant un indice de masse corporelle supérieur à 30. Cet indice est calculé en divisant le poids (en kg) d'un individu par le carré de sa taille (exprimée en mètres).

Source : Yahoo



Cholestérol et personne âgée

Cholestérol et personne âgée

Dr Patrick Friocourt, Service de Médecine Interne et Polyvalente 1,Centre Hospitalier, Blois

Les grandes études d’intervention ont confirmé l’effet néfaste de l’hypercholestérolémie sur la pathologie cardiovasculaire et le bénéfice de certains traitements, notamment les statines. Les résultats spectaculaires de ces essais et le poids des sollicitations risquent d'entraîner des généralisations et des prescriptions médicamenteuses abusives, particulièrement chez les sujets âgés. L’hyperlipidémie et notamment l’hypercholestérolémie sont en effet des facteurs de risque cardiovasculaire dont la correction entraîne une réduction des affections cardiovasculaires chez l’adulte d’âge moyen. Mais si quelques enquêtes épidémiologiques ont été menées chez le grand vieillard [1], nous ne disposons pas actuellement de résultat d’études d’intervention à cet âge. En l'absence de recommandations s'appuyant sur des preuves pour la prise en charge des hyperlipidémies dans cette tranche d'âge, l’évolution démographique va rendre ce problème d’autant plus crucial que la population âgée est éminemment exposée aux accidents vasculaires (cardiaques et cérébraux).


Il faut en fait distinguer les sujets "âgés jeunes", c’est-à-dire ayant entre 60 et 75-80 ans et les personnes réellement très âgées, en pratique de plus de 80 ans. Pour les patients du premier groupe, on peut considérer qu'il existe des preuves de l'effet néfaste de l'hyperlipidémie et du bénéfice de certaines interventions, surtout en prévention secondaire. Les données concernant les personnes plus âgées sont rares et la prise en charge de l'hypercholestérolémie s'appuie alors sur une réflexion qui doit tenir compte des modifications des risques (absolu et relatif) à cet âge, des valeurs antérieures de la cholestérolémie, des facteurs de risque associés, de la comorbidité, des thérapeutiques et de l'espérance de vie, sachant que généralement les interventions sont plus efficaces en prévention secondaire.

La démarche doit tenter d'apprécier le risque d'un taux donné de cholestérol, d'estimer l'intérêt d'un traitement et de le choisir.

1. Boirie Y, Dangin M, Gachon P, Vasson MP, Maubois JL, Beaufrère B.
Slow and fast dietary proteins differently modulate postprandial protein accretion. Proc Natl Acad Sci U S A. 1997; 94:14930-14935.

Source : Centre de recherche et d'information nutrutitionnelles (CERIN)
Cholé Doc N°75



Le 6ème salon "Forme et Santé", un rendez-vous incontournable pour le grand public

Du 16 au 19 octobre prochain à Paris, le 6ème salon "Forme et Santé" va donner la possibilité aux 40 000 visiteurs d'effectuer des tests de dépistage gratuits concernant le diabète, le cholestérol, la tension artérielle, l'ostéoporose etc. Des test de la capacité respiratoire, d’autres pour évaluer la vue et un dépistage du glaucome y sont également possibles. Cette année, des médecins de l’Institut européen du Vieillissement proposeront toute une batterie de tests qui doivront permettre de dresser un bilan pour les 50 ans et plus.



Vous avez dit stress ?

Le stress influence-t-il la prise alimentaire ? Dans quelles circonstances ? Chez qui ? Il semblerait que le profil psychologique du mangeur soit déterminant, notamment l'attitude de " restriction alimentaire chronique ".

Qu'entend-on par stress ?

Le stress est l'ensemble des réponses non spécifiques que l'organisme peut mettre en œuvre pour affronter les situations d'agression, et non l'agression elle-même, comme le suggère le langage courant. Par ailleurs, il est de plus en plus admis que la perception qu'a le sujet du stimulus stressant est déterminante pour la réponse : plus le sujet se sent capable d'affronter une situation difficile, moins l'agent stresseur aura d'effet. Enfin, une activité sportive ou intellectuelle intense induira pour l'essentiel les mêmes réponses somatiques qu'une situation de détresse : le stress peut donc être aussi lié au plaisir !

Source : Cerin

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur Cerin.org



L'AFSSA met en place un groupe de travail sur les Glucides

L'AFSSA a mis en place un groupe de travail "Glucides" chargé notamment d'étudier les relations entre glucides et états de santé, et de proposer des recommandations de consommation aux différentes catégories de population.
Le mandat de ce groupe ainsi que sa composition sont présentés dans le document ci-joint : décision portant création du groupe de travail Glucides.

Ce groupe s'est déjà réuni deux fois en avril et juillet 2003 pour préciser ses objectifs et commencer à aborder les différents sujets : ordre du jour du 3 juillet 2003 Groupe de travail Glucides.

Dans le cadre des travaux du groupe, il est également prévu une audition des organismes professionnels concernés.

Source :AFSSA



Canicule, faites attention à la chaîne du froid et adaptez votre alimentation

En cette période de canicule, l'AFSSA fait un point sur les risques de contamination microbiologique des aliments et donne quelques conseils pour adapter son alimentation.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet de l'AFSSA en mode PDF



Après SU.VI.MAX, SU.FOL.OM3

L'étude d'intervention SU.FOL.OM3 (SUpplémentation en FOlates et Omégas 3) a démarré début avril. Il s'agit de tester, sur des sujets à risque, l'impact d'une supplémentation en folates, vitamines B6 et B12 et/ou en acides gras oméga-3 sur l'incidence ou la récidive des maladies athérothrombotiques cardio-et cérébrovasculaires.
Première cause de mortalité en France, les maladies cardiovasculaires sont à l'origine de près de 170 000 décès chaque année. Des facteurs nutritionnels susceptibles d'intervenir dans le déterminisme de ces maladies ont pu être identifiés et, aujourd'hui, on dispose de suffisamment de données physiopathologiques, cliniques et épidémiologiques qui justifient le développement d'essais d'interventions.
L'objectif de cette étude, dont l'INSERM est le promoteur, est de vérifier l'intérêt d'un apport supplémentaire en folates (et vitamines B6 et B12) et/ou en oméga-3 dans la prévention de la récidive de pathologies ischémiques chez des sujets à risque. Dans cet essai en double aveugle seront inclus 3 000 sujets répartis sur toute la France, âgés de 40 à 80 ans, coronariens avérés ou ayant présenté un accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique au cours de l'année écoulée. Les sujets seront randomisés en quatre groupes pour recevoir quotidiennement et selon les mêmes modalités soit une association de folates, vitamines B6 et B12, soit des acides gras oméga-3 (EPA et DHA dans le ratio 2 : 1), soit l'association des deux, soit un placebo. Les doses utilisées sont de type "nutritionnel" correspondant à des compléments alimentaires.
La supplémentation et la surveillance sont programmées pour cinq ans avec un suivi clinique et un bilan biologique réalisés chaque année. Ainsi seront collectées les informations sur les événements-santé survenus - notamment cardiovasculaires - et sur l'évolution des aspects du mode de vie pouvant avoir une influence (tabagisme, activité physique…). Le bilan biologique permettra de suivre divers biomarqueurs (homocystéine, profil des acides gras, marqueurs vitaminiques…) et de rechercher certaines mutations génétiques. Sur un sous-échantillon de sujets seront mesurés certains paramètres : épaisseur intima-média, plaques artérielles, sténoses, hémodynamique de la pression artérielle, marqueurs de l'hémostase et de l'inflammation…
L'efficacité de l'intervention sera jugée (critère principal) sur la réduction des événements athérothrombiques (infarctus du myocarde, AVC ischémique ou décès d'origine cardiovasculaire). La mortalité totale et cardiovasculaire, les hospitalisations pour pathologie coronarienne, cardiaque et vasculaire constituant les critères secondaires.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur Cerin.org




Maladie coeliaque et régime sans gluten

L'objectif du régime sans gluten (RSG) est double : corriger les anomalies cliniques, biologiques et histologiques de la maladie et diminuer le risque de complications néoplasiques à long terme.
L'appréciation du suivi repose sur l'interrogatoire diététique sur l'évolution des signes cliniques et la correction des anomalies biologiques ; sur l'évolution des anticorps et sur les critères histopathologiques en particulier d'un degré d'atrophie villositaire et des lésions entérocytaires et du nombre des lymphocytes intra-épithéliaux.
La réponse à l'éviction du gluten est rapide sur le plan clinique avec une amélioration en 2 semaines, la correction des anomalies histologiques et biologiques pouvant prendre plusieurs mois. Une bonne tolérance de l'avoine (jusqu'à 50 g par jour) a été récemment suggérée chez les adultes coeliaques, probablement en raison d'un contenu en prolamine 5 fois moindre que dans le blé.

Source : Cerin

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article complet sur Cerin.org



L'addition intentionnelle de sodium, de fluor et de vitamine K dans les compléments alimentaires n'est pas souhaitable

Selon un rapport de l'AFSSA, les apports supplémentaires en sodium, fluor et vitamines K ne sont pas souhaitables dans la fabrication des compléments alimentaires.
En ce qui concerne le sel, l'AFSSA estime que "l'excès de sel peut favoriser l'élimination du calcium et donc être un facteur d'ostéoporose". De plus, dans un avis du 13 juin 2000 l'AFSSA mentionnait "qu'une forte consommation de sel, à fortiori de sodium, peut être nocive pour certaines catégories de sujets souffrant de pathologies particulières, à savoir : certains hypertendus, les individus obèses et les insuffisants cardiaques". En outre, "le groupe de travail "sel" a préconisé une diminution de 20% sur cinq ans de la valeur médiane de la distribution des consommations quotidiennes de sel des Français (objectif d'une valeur médiane fixée à 8g/j)." La valeur maximale du sodium doit donc être nulle.
Le phosphore peut être quant à lui, peut être incorporé dans une supplémentation alimentaire dans la mesure où le calcium est aussi présent en quantité au moins équivalente. La valeur maximale pour le phosphore est l'Apport Nutritionnel Conseillé de l'enfant de 4 ans soit 450 mg/j.

Source : AFSSA

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'avis de l'AFSSA en mode PDF



Les résultats de l'étude SU.VI.MAX seront rendus publics le 21 juin

L'étude "SUplementation en VItamines et Minéraux AntioXydants" dite
"SU.VI.MAX " mesure les effets d'une supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants (Beta-carotène, Vitamine C, Vitamine E, Sélénium et Zinc) sur l'incidence des maladies cardio-vasculaires, des cancers et sur la morbidité globale. Menée par l'INSERM, et démarrée voilà maintenant 8 années sur une population de 13000 personnes volontaires (60% de femmes âgées de 35 à 60 ans et 40% d'hommes âgées de 45 à 60 ans) les résultats de l'étude seront rendus publics le 21 juin 2003 à l'occasion d'une grande manifestation réservée aux participants à l'étude qui aura lieu à Rolland-Garros sous le haut-patronage de Monsieur le Président de la République et le parrainage
du Ministère de la Santé,
du Ministère de l’Agriculture,
du Ministère de la Recherche,
de l’INSERM,
de l’INRA,
de la Ville de Paris.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le site suvimax.org



Nutrition et cancer, la mobilisation

La lutte contre le cancer est un axe prioritaire en santé publique à l'échelle nationale et internationale. De nombreux pays se mobilisent, et une coordination pour une action préventive consensuelle se met en place.

Le cancer est une maladie multifactorielle. A côté des différents facteurs génétiques, hormonaux et environnementaux susceptibles d'intervenir dans le déterminisme des cancers, nombre de données épidémiologiques, expérimentales et cliniques montrent que des facteurs comportementaux, notamment l'alimentation, sont des déterminants importants sur lesquels il est possible d'agir en vue d'une prévention. Aussi, plus que jamais, l'identification de ces derniers doit être précise et établie avec un degré de certitude suffisant pour aboutir à une recommandation de santé publique. Programmes de prévention et structures en réseau se sont mis en place depuis quelques années pour répondre à l'attente de la société dans ce domaine.

Source : Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le cerin.org





Ail, oignons et échalotes, des aliments aux vertus protectrices du cancer de la prostate ?

Selon une étude effectuée conjointement par les chinois et les américains, publiée dans le Journal de l'Institut national du cancer, un régime alimentaire riche en ail, en échalotes et en oignons (3 grammes par jour) diminuerait le risque de cancer de la prostate de 50% voire même plus (70%) dans le cas de l'échalote (consommation de 1 gramme et plus par jour). Cette étude a été menée sur 700 hommes de la région de Shangaï.



Etiquetage des denrées alimentaires amélioré grâce à une nouvelle directive européenne

Les règles actuelles d'étiquetage des denrées alimentaires vont bientôt faire l'objet d'une nécessaire remise à plat. En effet, dans quelques semaines, il deviendra obligatoire en Europe de mentionner sur les étiquettes la présence de tous les composants des ingrédients constitutifs du produit. Les allergies dues aux substances "cachées" non mentionnées sur les emballages, font de plus en plus de victimes notamment chez les enfants. Gluten ou arachide par exemple, des aliments allergènes démontrés, se trouvent très souvent dans des produits alimentaires transformés (céréales par exemple) sans que les parents le sachent... Cette nouvelle directive européenne devrait considérablement améliorer la transparence des informations sur ce point. Elle entrera en vigueur au 1er semestre de cette année mais ne devrait appliquée concrètement sur les emballages qu'à partir de 2005.
Ingrédients allergènes potentiels concernés : Arachides, soja, noix, gluten, crustacés, poissons, oeufs, lait, céleri, graines de sésame, anhydride sulfureux (soufre) et sulfites en concentrations supérieures à 10 mg/kg/l.



La vitamine C et le poisson cardio-protecteurs des fumeurs ?

Selon une récente étude scientifique, la vitamine C et un acide aminé présent dans le poisson appelé "taurine" entraîneraient une rapide et importante augmentation du diamètre des vaisseaux sanguins atténuant ainsi leur vasoconstriction, un phénomène particulièrement observé chez les fumeurs.



Peptides bioactifs du lait, un atout pour la santé

Les protéines bioactives du lait sont représentées par trois grandes familles : les caséines (a, b et k), les protéines du lactosérum (immunoglobulines, b-lactoglobuline, a-lactalbumine, lactoferrine et lysozyme) et les facteurs de croissance (prolactine, transforming growth factor [TGF], insulin-like growth factor [IGF]…). Les peptides extraits des protéines laitières pourraient exercer des effets biologiques bénéfiques comme agonistes ou antagonistes des opiacés, agents antithrombose ou antihypertension artérielle, régulateurs de l'immunité, transporteurs de minéraux… Une activité antitumorale a même été décrite chez l'animal. Certaines de ces propriétés sont déjà vantées auprès du public ; pour d'autres, la recherche est plus ou moins avancée.

Source : Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles (CERIN)

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le dossier intégral sur le site du CERIN



Génétique et obésité, un dossier du Centre de Recherche et d'Information Nutritionnelles

Génétique et obésité par Frédéric Fumeron - Faculté Xavier-Bichat, Paris

Les grands programmes de séquençage du génome montrent une grande variabilité de l'ADN. La variabilité génétique influence la réponse à l'environnement, en particulier la nutrition, pour moduler la prédisposition à l'obésité. Dans le cas général, aucun défaut génétique n'explique à lui seul la prédisposition à l'obésité. L'obésité humaine a une composante familiale. On a trois fois plus de "chances" d'être obèse lorsque l'un de ses parents au premier degré l'est. Mais dans une famille, outre les gènes, on partage un environnement (habitudes alimentaires, mode de vie plus ou moins actif…). Il existe une interaction entre les facteurs génétiques et les facteurs environnementaux : on devient obèse si l'on possède certains gènes, pour un mode de vie donné.
Quels sont les gènes responsables ? On peut étudier directement des gènes " candidats " impliqués dans la prise alimentaire, la dépense énergétique, la biologie des adipocytes, le métabolisme des lipides. D'autres études, par l'examen systématique de tous les chromosomes, permettent de localiser certaines régions chromosomiques dans lesquelles des gènes, connus ou inconnus, prédisposent à l'obésité.

Source : CERIN

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
Le site du CERIN




Les produits de la mer auraient une action protectrice contre la maladie d'Alzheimer ?

Une équipe de l'Inserm de Bordeaux a suivi pendant 7 ans des personnes âgées d'au moins 68 ans, ne présentant pas de démence et vivant chez elles en début d'étude. S'ils ont diagnostiqué pendant ces 7 années 135 nouveaux cas de maladie d'Alzheimer, ils ont constaté que parmi les 1674 patients, ceux consommant du poisson ou des fruits de mer au moins 1 fois par semaine avaient un risque inférieur d'un tiers de développer la maladie. Ce qui d'après l'équipe semblerait vouloir signifier que "en plus de fournir une protection vasculaire, les acides gras oméga 3 contenus dans les huiles de poisson pourraient réduire l'inflammation dans le cerveau et pourraient avoir un rôle spécifique dans le développement du cerveau et la régénération des cellules nerveuses".


Les compléments alimentaires encadrés par une directive européenne

La directive 2002/46/CE de la Commission européenne pose les bases réglementaires d'une harmonisation des législations des Etats-membres sur les compléments alimentaires.
Selon la nouvelle directive européenne (art 2), les compléments alimentaires sont " les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses, à savoir les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d'un compte-gouttes et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité".
La directive précise aussi dans son article 6-2 que "l'étiquetage des compléments alimentaires, leur présentation et la publicité qui en est faite n'attribuent pas à ces produits des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d'une maladie humaine, ni n'évoquent ces propriétés".

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
Directive 2002/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des états membres concernant les compléments alimentaires






L'obésité aux Etats-Unis s'aggrave de manière très inquiétiante

Selon les dernieres statistiques sur l'obésité aux USA publiées mercredi 9 octobre dans la revue médicale The Journal of the American Medical Association, près de 60 millions d'Américains sont donc obèses soit un un tiers de la population des Etats-Unis (23% en 1994)!
De surcroît, 64,5 % de ces mêmes amicains sont en excès de poids (55,9% en 1994). L'obésité qualifiée "d'extrême" tourne autour désormais de 4,7% de la population (2,9% en 1994).
"Le problème continue d'empirer", a ainsi commenté le secrétaire à la santé, Tommy Thomson. "Nous avons vu un quasi-doublement du total des personnes obèses au cours des 20 dernières années, et cela a des implications profondes sur la santé", a-t-il ajouté en citant les risques accrus de "diabète, maladie cardiaque, attaque cérébrale, tension et certains types de cancer".
Cette étude montre que le problème est plus grave encore chez les femmes (33%) que chez les hommes (28%), les femmes noires étant les plus touchées par l'obésité (50%), les femmes d'origine hispanique arrivant en deuxième position (40%) devant les femmes blanches (30%).
Selon une autre étude des Centres de contrôle des maladies, plus de 15% des adolescents de 12 à 19 ans et des enfants de 6 à 11 ans sont également en état de surpoids. Pour les plus jeunes, plus de 10% des enfants sont en surpoids avant l'âge de cinq ans, contre 7% en 1994.



L'obésité nous guette...le nouveau guide "La santé vient en mangeant" fait le point

L'OBESITE est un enjeu de santé publique mais pas une fatalité. Se gaver de hamburgers, se cantonner aux sandwichs le midi ou sauter des repas sont des réflexes qu'il faut oublier. Car ils sont sources de surpoids et entraînent une partie de plus en plus importante de la population vers l'obésité. C'est ce que veut combattre le guide alimentaire "La santé vient en mangeant", mis en vente aujourd'hui. Un livret de conseils et de recettes destiné à tous, unique en son genre. Il s'agit du premier ouvrage édité par les pouvoirs publics dans le cadre du Plan national Nutrition Santé (PNNS), programme lancé en janvier 2001, qui vise, sous l'égide de l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), à remettre de l'ordre dans nos assiettes. "Trop ou mal manger est un des facteurs du déséquilibre nutritionnel qui contribue au surpoids", rappellent les autorités de santé. "L'obésité en France a été multipliée par cinq en vingt ans. Elle concerne aujourd'hui 10 % des adultes et surtout 16 % des enfants. Si on ne fait rien, on va rattraper les Etats-Unis, où un enfant sur quatre est obèse". A ce rythme, en effet, dans deux décennies, les Français seront au même point que les Américains : 50 % de la population et 25 % d'enfants souffriront d'une surcharge pondérale.

Source : Le Parisien

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article du Parisien



L'anchois, une poisson sauvage qui a les faveurs des consommateurs

L'anchois est redevenu à la mode. Ce poisson sauvage, qui continue de se preparer à la main, est riche en vitamine A et D, en calcium, en acides gras insaturés type omega 3, régulateur de cholestérol et protecteur cardio-vasculaire.
Après étêtage, éviscérage et nettoyage manuels, on fait fait dégorger l'anchois en pots de grès ou de verres, au sel marin, pendant trois jours. On le place ensuite en alternant couche en couronne, tête bêche et ventre en bas. On finit par le sel pour recouvrir le tout.
Pour la préparation à l'huile d'olive, il faut le dessaler dans plusieurs bains, l'essorer puis le recouvrir délicatement d'huile d'olive. A manger tel quel ou cuisiné, l'anchois à retrouvé, depuis plusieurs années, les faveurs du grand public ! On peut le trouver sur les étals des marchés jusqu'en octobre.



Le lait de jument, un lait plus digeste que celui de la vache

Pauvre en matières grasse, en caséine et riche en alpha-lactalbumine (une protéine qui joue un rôle essentiel dans l¹assimilation du lactose et qui améliore la multiplication cellulaire), le lait de jument serait particulièrement adapté aux estomacs fragiles et bénéficierait de qualités nutritionnelles bien supérieures au lait de vache. De plus, comme le lait de femme, le lait de jument est très riche en albumines et globulines, qui jouent un rôle important pour le système immunitaire. Pourtant, malgrè toutes ces propriétés c'est le bovin qui fût préféré pour les élevages laitiers...
Trois raisons majeures expliquent cela :

1) Un rendement bien supérieur pour la vache (maximum de 24 litres/jour contre 8 litres maximum pour une jument),
2) Une stimulation des pis pour la montée du lait beaucoup plus facile pour la vache,
3) Un processus de traites des juments beaucoup difficile qui requiert des trayeurs compétents et délicats.






Les algues...le légume de la mer !

Mets de choix traditionnel en Asie du Sud-Est, les algues font encore peu d'adeptes en Occident. Consommées depuis des millénaires dans certains pays d'Asie, souvent très prisées pour leurs saveurs (Nori), les algues ne seront autorisées à la consommation en tant que légume en France qu'au début des années 1980. Actuellement, outre la spiruline et le lithothamme, seules 12 variétés d'algues "légumes" bénéficient de cette autorisation, bien que l'on puisse se procurer l'ensemble des algues asiatiques.
Malgré de nombreuses tentatives, la consommation directe d'algues en France stagne depuis 15 ans. Près d'un tiers de la population a cependant déjà mangé des algues. Cependant, en tant que produit alimentaire, elles bénéficient d'une faible notoriété et d'une distribution confidentielle, faute d'informations et en raison de leur goût.
Riches à la fois en minéraux, fibres, protéines, vitamines et acides gras essentiels, les algues présentent un intérêt nutritionnel incontestable. Les minéraux, puisés dans la mer, représentent jusqu'à 36 % du poids sec* des algues brunes et rouges (30 % pour les vertes). Elles apportent des macro-éléments et des oligo-éléments. Leur richesse en iode et en calcium est intéressante étant donné l'importance des carences en ces éléments au sein de la population mondiale. En effet, l'apport de 150 mg/j d'iode conseillé pour un adulte peut être couvert par quelques grammes secs d'algues (les laminaires, algues brunes étant les plus riches).

* Pour un végétal aquatique, on rapporte toujours les teneurs à la matière sèche, la proportion d'eau présente étant variable (durée d'immersion et d'émersion, traitements…)

Source : Nutrinews

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article du Centre de Recherche et d'Informations Nutritionnelles





Le soja protecteur du cancer du sein ?

Selon des informations provenant de la revue "Cancer epidemiology, biomarkers and prevention", le lait de soja réduirait les risques d'apparition de cancers du sein. Ainsi, des chercheurs américains, britanniques et singapouriens ont suivi le régime alimentaire à base de soja et de tofu de 406 femmes et étudié ensuite leurs mammographies.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article en anglais du "Cancer epidemiology, biomarkers and prevention"




Le neotame, un nouvel édulcorant sans danger pour la santé humaine ?

Le 5 juillet dernier, la Food and Drug Administration (1) approuvait un nouvel édulcorant, le neotame comme substitut du sucre dans les préparations alimentaires.
Approximativement de 7 000 à 13 000 fois moins calorique que le sucre traditionnel, cette édulcorant, contrairement à l'aspartame, supporte la cuisson...Selon la FDA, il peut être ajouté à des pâtisseries ou des plats cuisinés dont la préparation nécessite un apport de sucre (riz au lait, crèmes glacées,certains pains spéciaux).
La FDA a analysé 113 études effectuées aussi bien chez l'animal que chez l'homme avant de valider le neotame et son inocuité pour la santé humaine. Ainsi la FDA conclut que le neotame est sans danger pour la consommation humaine, "is safe for human consumption".

(1) Agence alimentaire américaine qui contrôle la mise sur le marché des aliments et des médicaments aux Etats-Unis.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le communiqué de la FDA (en anglais)



Le chocolat, vieux de 2600 ans ?

L'équipe du professeur Jeffrey Hurst, chercheur du Hershey Foods Technical Center de Pennsylvanie et ses collègues du département d'anthropologie de l'université du Texas, viennent de publier des travaux dans la revue scientifique britannique Nature, démontrant que la consommation de chocolat daterait déjà de l'époque des Mayas...
Ils se sont servis de techniques d'analyse hautement sensibles (chromatographie liquide, spectrographie de masse) pour traquer les traces de cacao dans des poteries (bols, pots, plats....) provenant de tombes d'un site archéologique Maya à Colha, au nord de Belize, en Amérique Centrale.
Ils ont ainsi détecté de la théobromine, un composé que l'on trouve uniquement dans le cacao (nom savant: Theobrama cacao) parmi les plantes de cette région du monde. Theobroma signifie, en latin, "nourriture des dieux".

Source : Yahoo

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article sur Yahoo




La sauge améliore la mémoire

Une équipe scientifique du King's college de Londres a testé les propriétés de la sauge sur notre cerveau. Ainsi, ils ont découvert que l'huile essentielle de sauge inhibe une enzyme cérébrale (la choline estérase) qui a pour fonction de dégrader l'acétylcholine, une hormone cérébrale qui contribue à véhiculer la chimie de la mémoire.


Le régime grec mis à l'honneur

Walter Willett, enseignant à Harvard, a déclaré lors d'un Congrès international sur le cancer à Oslo, que l'alimentation grecque était quasiment le régime idéal et assurait une plus grande longévité....

En effet, l'abondance de fruit et de légumes tout au long de l'année et l'utilisation d'huile d'olive au lieu du beurre et du saindoux seraient ainsi le meilleur moyen de se prémunir contre un certain nombre de cancers.
Selon Walter Willett "le régime traditionnel nord-européen est à deux doigts d'être le pire qu'il soit. Importé des Etats-Unis, il est synonyme de quantité de viande rouge et de matière grasse et de peu de fruits et légumes".
Il a aussi dénoncé les risques de surpoid en ces termes : "Même un embonpoint moyen ajoute au risque et le danger croît avec l'obésité (..) Le
meilleur moyen de lutter est d'augmenter l'exercice physique avec l'âge"
.



Les fruits et légumes font baisser la tension artérielle

Une étude d'une équipe scientifique de l'Université d'Oxford en Grande-Bretagne vient de confirmer scientifiquement l'impact bénéfique des fruits et légumes sur le taux plasmatique d'anti-oxydants et sur la tension artérielle.
690 sujets de 25 à 64 ans en bonne santé ont été suivi pendant 6 mois. 350 ont consommé cinq portions de fruits et de légumes par jour tandis que les autres n'en ont pas consommés.
Les résultats au bout de 6 mois constatent des concentrations plasmatiques en carotène et en acide ascorbique (vitamine C) augmentées chez les sujets ayant consommés des fruits et des légumes. Par ailleurs, ces mêmes sujets ont vu leur tension artérielle diminuer. Pour le Pr John, responsable de cette étude, "la consommation de fruits et de légumes peut réellement réduire les risques cardio-vasculaires".



Vitamines C et E protectrices de la maladie d'Alzheimer ?

Selon une étude du Centre médical Erasmus (Rotterdam - Hollande) qui vient de paraître dans le Journal of the American Medical Association, il y aurait une forte corrélation entre la consommation d'antioxydants - vitamines C et E - contenus dans la nourriture et le développement de la maladie chez les personnes âgées d'au moins 55 ans.
Ainsi une "forte consommation de vitamine C et vitamine E provenant de la nourriture pourrait être associée à une plus faible incidence de la maladie d'Alzheimer après seulement six ans de suivi".



Selon une étude réalisée aux Etats-Unis, 26 % des hommes et 28 % des femmes sont obèses à l'âge de 36 ans !

Selon une étude de l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, 26% des hommes et 28% des femmes sont obèses à l'âge de 36 ans !
Les chercheurs, qui publient leurs statistiques dans la revue américaine Annals of Internal Medicine, ont étudié les dossiers médicaux de 9.179 personnes nées entre 1957 et 1964.
L'étude montre également une tendance à l'accélération des gains de poids, les personnes nées en 1964 devenant obèses près de 30% plus rapidement que celles nées en 1957.
Ainsi, si pendant la période de 1960 à 1962, 13% des adultes étaient obèses, moins de 40 ans plus tard, en 1999, le pourcentage grimpe à 27%.
Pour des raisons encore inexpliquées, les femmes noires deviennent obèses plus de deux fois plus vite que les blanches, les femmes d'origine latino-américaine se classant entre les deux.
Les hommes d'origine latino deviennent obèses deux fois et demie plus rapidement que les hommes d'origine européenne, selon le Dr Kathleen McTigue, de l'école de médecine de l'Université de Caroline du nord, qui a conduit l'étude.

Source : Yahoo

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
l'article de Yahoo




Le radis, à consommer sans modération

Les radis étaient probablement là dès l'époque néolithique. On pense qu'ils proviennent d'Extrême-Orient car on en trouve la trace dans un écrit chinois remontant au XIème siècle avant notre ère.
Les Egyptiens étaient aussi amateurs de radis. Si l'on en croit Hérodote, les bâtisseurs de pyramides se régalaient d'oignons, de poireaux et de radis ! C'est du latin "radix" (racine) que le radis "Raphanus Sativus" tire son nom commun. Les radis de l'époque romaine étaient probablement assez éloignés de ceux que nous connaissons aujourd'hui. Croisements et sélections ont permis d'obtenir, depuis quelques décennies, ces excellentes variétés fraîches
et croquantes que nous connaissons aujourd'hui.

propriétés

Les radis articipent utilement à la recharge minérale et vitaminique de l'organisme avec leurs apports riches en potassium, magnésium, calcium et vitamine C. Ils renforcent aussi la teneur en fibres alimentaires du régime. Ils apportent du fer, du zinc, du fluor, des traces d'iode et de sélénium.
Chez les anciens Grecs, les radis étaient réputés efficaces pour calmer la toux et arrêter les hémorragies. Au XIIIème siècle, Albert le Grand, célèbre alchimiste, déclarait que le mélange de jus de radis, de blanc d'oeuf et de graines de psyllium pulvérisées rendait insensible au feu et permettait de saisir à mains nues le fer chauffé au rouge...
Enfin, les croyances populaires déclarent les radis souverains pour lutter contre la nervosité, fortifier les dents, les ongles et les cheveux.
Légumes-racines, ils ont cependant tendance à être chargés en nitrates.

Source : 10parjour

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
10parjour.net






La vitamine D pourrait protéger des cancers du colon

Les résultats de travaux scientifiques parus dans la revue Science, montrent que la vitamine D pourrait protéger des cancers du colon en permettant à l'organisme de mieux assimiler le cholestérol, facteur à risque de ce type de cancer. Ainsi, les personnes consommant d'importantes quantités de graisse constituent une population beaucoup plus exposée au cancer colorectal : "Le taux de cancer colorectal est beaucoup plus haut aux Etats-Unis, où les régimes très gras sont courants, qu'au Japon où les gens consomment très peu de graisses et où le cancer colorectal est presque inexistant, mais personne n'avait compris pourquoi", explique le professeur de pharmacologie David Mangelsdorf (université du Texas à Dallas) qui a participé à cette étude.
Selon les résultats de cette étude, la vitamine D peut protéger du cancer du colon en aidant à détoxiquer l'acide lithocholique libéré pendant la digestion. L'organisme produit des acides biliaires pour assimiler le cholestérol. Ces acides passent par l'intestin grêle où ils se transforment en partie en acides biliaires secondaires (acide désoxycholique et lithocholique). "L'acide lithocholique est hautement toxique, et il s'accumule lors d'un régime gras. Nous ignorons comment il cause le cancer, mais nous savons qu'il cause le cancer chez la souris. Les personnes affectées d'un cancer du côlon en ont de hautes concentrations", a encore expliqué le professeur Mangelsdorf.



1er Symposium International Nutrition Santé Mer à Granville

Le 1er Symposium International Nutrition Santé Mer réunit à Granville (Manche), une convention d'affaires et un congrès scientifique, médical et technologique.
Centré sur l'intérêt fonctionnel ou santé des suppléments, compléments nutritionnels, produits diététiques, pharmaceutiques et cosmétiques contenant des ingrédients d'origine marine, ce rendez-vous entre professionnels spécialistes de la filière marine est une occasion unique d'échanges et de rencontres.
Le congrès, qui se déroule les 24 et 25 mai, développe les thèmes aussi passionnants et variés que les vertus thérapeutiques de l'eau de mer, la nutrition pendant la grossesse, la prévention et traitement des cancers par les produits de la mer ou l'intérêt des substances marines en dermocosmétique.

INSTITUT de PHYTONUTRITION
BP 60151
14804 DEAUVILLE Cedex
Tel : +33 (0)2 31 144 931
www.phytonutrition.org

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le site sante-mer.org



La spiruline, l'algue providentielle contre la malnutrition dans le monde

Tout commence au Tchad dans les années 50. Un prêtre belge de formation scientifique, découvre une tribu non seulement qui ne connait aucun problème de malnutrition mais au contraire, dont les membres sont en pleine santé et de surcroit, qui comprend plusieurs centenaires...
Explication : la tribu est installée au bord du lac Tchad dont les marais recellent une algue bleue-verte très petite en forme de ressort à 7 spires :
la spiruline.
Consommée jadis par les Aztèques avant la conquête espagnole, cette algue a été employée avec succès à l'hopital général de Mexico sur des bébés aveugles et handicapés mentalement pour cause de malnutrition. Actuellement, des pays comme l'Inde l'utilisent pour tenter de trouver une solution globale et durable aux problèmes liés à la famine et à la malnutrition.

Quels sont donc les secrets nutritionnels de cette algue ?

Avant tout, une teneur en protéines exceptionnelle : alors que le meilleur de steak de boeuf arrive à peine à dépasser 20%, cette algue est constituée a 60% de protéines !. Elle contient aussi des vitamines, des sels minéraux, des glucides, des oligo-éléments et des acides gras essentiels !
De plus, elle est aisément comestible...
La spiruline possède ainsi de multiples propriétés thérapeutiques (artériosclérose, eczéma, hypercholestérolémie, etc...). On parle même d'un pouvoir de régénérescence des tissus...

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le site tecfa.unige.ch



L'acide folique protecteur des risques d'accidents cérébrovasculaires

Selon une étude américaine réalisée de 1971 à 1992 auprès de 9.764 hommes âgés de 25 à 74 ans et publiée dans la revue Stroke, une alimentation riche en vitamine B9 (acide folique),permettrait de réduire de 20% le risque d'accident cérébrovasculaire. Cette réduction du risque d'accident cérébrovasculaire, communément appelé "attaque", a été constatée pour une prise quotidienne d'au moins 300 microgrammes, par comparaison à une prise de 136 mg. Les chercheurs ont également noté une réduction de 13% des maladies cardiovasculaires.
"Nos données viennent appuyer les recommandations (de l'Association américaine du coeur) en faveur d'une prise quotidienne de 400 microgrammes d'acide folique", a souligné le Dr Lydia Bazzaro, chercheur à l'Ecole de santé publique de Tulane, à la Nouvelle-Orléans (Louisiane).
L'acide folique est présent en grande quantité dans les agrumes, les tomates, les légumes verts (épinard, laitue, romaine, broccoli), les oeufs.
L'acide folique (ou folate) contribue à la synthèse des acides nucléiques (ADN, ARN) et à la formation des globules rouges dans la moëlle osseuse. Selon les chercheurs, les effets bénéfiques de l'acide folique sur le système cardiovasculaire viennent du fait qu'il permettrait de réduire les niveaux d'homocystéine, un acide aminé lié à une élévation du risque d'athérosclérose.



L'acrylamide, substance cancérigène dans notre alimentation ? Suite...

Les chercheurs de l'Université de Stockhlom ont analysé il y a un an une centaine d'aliments et ont constaté que les pommes de terre et autres produits céréaliers, frits ou cuits au four, pouvaient contenir une forte concentration d'acrylamide. Cette substance est utilisée, entre autres, pour traiter l'eau potable. Les scientifiques indiquent qu'un paquet de chips renfermerait jusqu'à 500 fois la dose maximale d'acrylamide autorisée dans l'eau potable par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). De fait, sa présence à des taux aussi élevés pourrait expliquer certains cas de cancer dus à l'alimentation.
Le centre international de recherche sur le cancer de l'OMS avait estimé en 1994 que l'acrylamide était une substance potentiellement cancérigène pour l'homme. Cet organisme propose avant la fin du mois de juin une réunion sur l'acrylamide afin de statuer si sa consommation est préjudiciable à l'être humain.

Selon l'AFSSA dans un avis rendu en début d'année,

"l'évaluation du risque pour le consommateur Les enquêtes épidémiologiques disponibles dans le cadre d'expositions professionnelles ainsi que la dernière enquête réalisée en Suède qui tient compte de l'exposition alimentaire (Mucci et al, 2003), ne mettent pas en évidence de relation entre cancer et exposition à l'acrylamide. Ce constat rassurant confirme la prudence avec laquelle doit être envisagée l'extrapolation à l'homme des résultats observés chez l'animal avec de l'acrylamide pure (le CIRC a classé cette substance en 2A - cancérogène probable) et plaide en faveur d'un modèle à seuil comme outil d'évaluation des risques (avec définition d'une dose journalière tolérable-DJT). En l'absence de données confirmant une relation entre cancer et acrylamide, l'utilisation d'un modèle maximaliste de dose virtuellement sûre, qui est généralement appliqué à des substances présentant expérimentalement un effet inducteur de cancérogenèse, apparaîtrait inadéquate. Il convient donc de poursuivre les études toxicologiques et les enquêtes épidémiologiques afin de mieux objectiver le risque cancérogène éventuel. De plus, même si les études épidémiologiques conduites sur des travailleurs exposés indiquent que les premiers effets réversibles sur le système nerveux périphérique ne surviennent que pour des niveaux d'adduits à l'hémoglobine supérieurs à 500 pmol/g, il conviendrait de d'approfondir l'étude des effets neurotoxiques et la possibilité de définition de seuils de sécurité chez l'homme. Les études récentes dans le domaine analytique, épidémiologique et des mécanismes de formation de l'acrylamide permettent de mieux cerner la question de l'acrylamide formée au cours de la transformation des aliments sans qu'il soit possible, dans l'état actuel des connaissances, de formuler des recommandations particulières de préparation des denrées ou de consommation alimentaire. Il est toutefois préconisé d'avoir une alimentation diversifiée et équilibrée, riche en fruits et en légumes et modérée en aliments gras et frits comme le recommande le Programme National Nutrition-Santé qui vise à améliorer l'état de santé de l'ensemble de la population en agissant sur la nutrition. De telles recommandations insistant sur la nécessité de s'alimenter de manière équilibrée ont également été émises par diverses instances internationales, tels que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Comité scientifique européen de l'alimentation humaine ou nationales telles que la Food Standard Agency du Royaume-Uni, l'Administration nationale des aliments en Suède, la Food and Drug Administration aux Etats-Unis ou le ministère de la santé du Canada.

Source : AFSSA





Le thé, protecteur des maladies cardiovasculaires ?

Selon les résultats d'une étude hollandaise, le thé, protègerait donc contre certains risques cardiovasculaires. Ce sont les composés polyphénoliques aux propriétés antioxydantes retrouvés dans le thé (flavonoïdes) qui contribueraient à la prévention primaire des maladies cardiaques ischémiques.

Johanna Geleijnse (Rotterdam, Pays Bas) et ses collaborateurs du NIH américain ont ainsi étudié les effets sur plusieurs années de la consommation régulière de thé vis à vis de l'infarctus du myocarde (IDM) parmi une population de 4807 personnes, entre 1990 et 1997.
Sur un suivi moyen de 5,6 années, 156 IDM ont été enregistrés, dont 30 se sont avérés mortels.
Les résultats montrent que le risque relatif de survenue d’IDM parmi les buveurs de thé (>375 ml/j) comparés aux non buveurs, a été de 0,57 . La relation inverse entre la consommation de thé et le risque abaissé d’IDM, a été plus forte concernant les IDM mortels que ceux non mortels (RR=0,3 et 0,68 respectivement). En conclusion, les auteurs suggèrent une action préventive des flavonoïdes du thé sur la survenue des maladies cardiaques ischémiques ainsi que sur les chances d’en réchapper.

Source : Américan Journal of Clinical Nutrition

http://www.ajcn.org/cgi/reprint/75/5/880.pdf



Prostate et régime alimentaire

Dans le dernier numéro de l'American Journal of Clinical Nutrition, le professeur Suzuki et son équipe ont comparé le régime alimentaire de deux groupes de patients : 3500 hommes de 40 à 75 ans atteints d'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), et un second groupe de 22000 participants qui n'avaient pas développé cette pathologie.
Or, il a été constaté que le risque d'HBP augmentait de 30% à 40% chez les sujets aux apports énergétiques les plus élevés. Une relation similaire a été retrouvée avec l'apport de protéines. Par ailleurs, il s'avère que certains acides gras poly-insaturés augmenteraient légèrement le niveau de risque encouru...
Ainsi, selon cette étude, la relation entre le régime alimentaire et l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) serait donc avérée.

Source : American Journal of Clinical Nutrition - 25/03/02




Fraises, d'une teneur limitée en sucre, la fraise contient autant de vitamine C que l'orange

Les Romains, en faisaient des masques de beauté ! En France, c'est au Moyen Age qu'on commenca à introduire la fraise des bois dans les jardins et les potagers. Mise en marché dès le mois de mars, la fraise espagnole, en règle générale, manque de saveur et sa texture est assez humide.
Les fraises "origine France" sont produites dans de nombreuses régions comme l'Aquitaine, la Provence, la vallée du Rhône, le val de Loire, la Bretagne et l'est de la France. Les variétés françaises les plus en vue sont la gariguette évidemment, mais aussi la mara des bois, la cigaline ou la ciflorette.
80% de la production s'effectue entre les mois d'avril et de juin.
En matière de choix, laissez vous guider par leurs parfums mais choississez tout de même celles dont la peau est bien brillante et la collerette bien fraîche et verte.
Pour profiter de leur saveur subtile, il vaut mieux déguster les fraises rapidement. Néanmoins, on pourra les conserver deux ou trois jours dans leurs barquettes perforées, toujours emballés, disposés dans le bac à légumes du réfrigérateur.
D'une teneur limitée en sucre, la fraise contient autant de vitamines C que l'orange et dispose par ailleurs d'une bonne teneur minérale : riche en potassium (150 mg/100g) et apport en calcium supérieur à la moyenne des fruits.
La fraise est un des fruits les moins calorique du marché (36 kcal/100g).

Source : La Collective des Fruits et Légumes Frais



L'asperge, un légume de saison riche en goût et en nutriments

Probablement originaire du bassin méditerranéen, l'asperge était déjà consommée -le plus souvent à l'état sauvage- chez les Egyptiens et les Grecs. Les Romains en développèrent la culture, mais ce légume restait un mets réservé aux riches gastronomes. Un peu oubliée ensuite, l'asperge devait réapparaître à la Renaissance, et retrouver la faveur des gourmets.
Produit de luxe, l'asperge était appréciée des rois et des princes. Henri III en servait à ses mignons, et Louis XIV l'exigeait sur sa table en toute saison : pour satisfaire son désir, La Quintinie, le responsable des jardins royaux, mit au point un système de culture sous abri et en couche chaude, permettant une récolte pratiquement toute l'année !
Jusqu'au début du XIXe siècle, seuls les amateurs fortunés pouvaient s'offrir ce légume raffiné et fort cher. L'asperge commencera à se démocratiser à cette époque, lorsque les cultures se répandirent en région parisienne d'abord (prés d'Argenteuil, Bezons et Epinay), puis dans le val de Loire dans les années 1870. Enfin, elle allait conquérir l'Aquitaine, la Provence et le midi de la France, aujourd'hui autres grandes régions de production.

La coloration de l'asperge dépend d'un bain de soleil plus ou moins prolongé !
L'asperge que nous dégustons est en fait un bourgeon, une jeune pousse qui s'allonge sous terre aspirant à trouver la lumière. Dès que la première asperge montre le bout de sa pointe, le producteur mène une véritable course contre la montre.
Car bien charnue et d'un beau blanc nacré, l'asperge qui n'a pas vu le jour se colore très vite à la lumière. Elle se teinte de rose, puis de violet. L'asperge verte est un produit issu d'une technique bien particulière : lorsque la pousse sort de terre elle rencontre un climat très doux fourni par un petit tunnel plastique transparent. Fine, elle s'a llonge alors très rapidement, conservant ainsi toute sa tendresse, et se colore de vert de la pointe jusqu'au talon.

Source : 10parjour

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
10parjour.net




Une charte "minceur-saveur-plaisir" voit le jour à Contrexéville

Avec l'arrivée du Printemps, la ville de Contrexéville (88 - Vosges), réputée pour ses eaux thermales et son eau minérale, met en oeuvre une charte
"saveur-minceur" visant à structurer des règles diététiques de référence pour les professionnels de la restauration.
Cette initiative que l'on doit à l'office du tourisme, est particulièrement intéressante. Elle a l'immense mérite de fédérer un ensemble d'hôteliers-restaurateurs signataires de la charte avec des professionnels spécialistes de la nutrition et de la cuisine minceur.
En effet, la ville a fait appel au docteur Agnès Mouton, nutritionniste et endocrinologue et Philippe Girard, qui encadre les stages de perfectionnement à la cuisine minceur, un chef Cordon d'or de la gastronomie et auteur d'un ouvrage de référence (la cuisine de la forme à Monte-Carlo) sur le sujet.
Les restaurateurs s'engagent ainsi à respecter les prescriptions alimentaires et les équivalences caloriques, pour permettre aux clients d'acquérir de nouvelles habitudes alimentaires et diététiques. Ils doivent donc connaître les différents nutriments, adapter le niveau énergétique à la vie des clients/patients, mais également soigner la présentation, le niveau de qualité et la convivialité des repas.
Comme le rappelle Agnès Mouton, "manger, ce n'est pas seulement avaler, mais aussi regarder, sentir, toucher". Enfin, "parce que perdre du poids passe aussi par la tête", la notion de bien-être de l'esprit sera abordé dans le cadre de séminaires animés cet été à Contrexéville par la psychothérapeute et sophrologue Michèle Freud.



Cancer du sein et alimentation, la surconsommation calorique suspectée

Le cancer du sein est la première cause de mortalité par cancer chez les femmes dans les pays développés.

Certains facteurs de augmentant risques d'apparition de ce type de cancer ont été identifiés :

- Le risque est multiplié par 2 ou 3 lorsqu'un parent direct (premier degré) en a eu déjà un.
- Certaines particularités augmentent aussi le risque : une puberté précoce, la nulliparité (ne pas avoir d'enfant), une première grossesse tardive (après 35 ans), une faible fécondité (cycle anovulatoire) ou une ménopause tardive.

D'autres, comme l'alimentation, commencent à être de plus en plus suspectés :

En effet, une étude publiée dans le "British Medical Journal" montre ainsi qu'une alimentation riche en calories (comme celle des Etats-Unis) est généralement associée à une activité ovarienne beaucoup plus importante que celle d'une alimentation pauvre en calories, comme celle de la République démocratique du Congo. Or, le rapport est de 1 cancer du sein au Congo contre 8 cancers du sein aux Etats-Unis ! Ainsi, il est possible qu'une diminution des apports caloriques puisse entrainer une baisse de la concentration des hormones et par voie de conséquence, une diminution du risque du cancer du sein. A suivre.



Le rapport du haut Comité de la santé publique le confirme

L'obésité gagne du terrain

Le haut Comité de la santé publique (HCSP) note un montée en puissance de l'obésité en France. Ce constat ne fait que confirmer ce que les organismes de santé et les scientifiques observent maintenant depuis de nombreuses années : l'obésité devient un véritable fléau en France et l'alimentation a une part de responsabilité importante dans ce phénoùmène.
Le rapport indique des disparités géographiques fortes : le Nord (17% d'obèses)et beaucoup plus touché que le Sud (10%). Par ailleurs, les milieux ruraux seraient plus touchés que les zones urbaines et les classes défavorisées plus touchées que les milieux aisés.

On vit plus longtemps dans le Gers

Le HCSP le confirme : c'est dans le Gers que l'on vit le plus vieux !
L'explication de cette performance est semble-t-il multifactorielle : le climat, le bon air des Pyrénées et la qualité des produits alimentaires consommés font sans doute partie de ces facteurs.




Sel et santé

A l'occasion d'un colloque "Sel et santé" organisé par l'AFSSA, Bernard Kouchner s'est engagé à réduire de 5% par an la teneur en sel des aliments vendus dans le commerce.
"On donne le goût du sel dès les premiers mois de la vie en en mettant dans les aliments pour bébés. Mais sont des habitudes qui entrainent des conséquences dramatiques. (...)Je ne déclare pas la guerre au sel mais à des morts évitables, des maladies dommageables " a déclaré le ministre.

L'AFSSA a, de son côté, publié une série de mesures destinées aux professionnels de l'alimentation et aux consommateurs avec l'objectif de réduire de 20% l'apport moyen en sel en 5 ans soit une réduction de 4% par an.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le dossier SEL du guide





La forte consommation de viande, facteur agravant des risques de cancer de l'estomac ?

Selon les conclusions d'une étude américaine publiée dans la revue "American Journal of Clinical Nutrition", les régimes incluant une forte consommation de viande augmentaient les risques de cancer de l'œsophage et de l'estomac alors que ceux axés sur la consommation de fruits et de légumes auraient une action plutôt positive par rapport à ces cancers.

Source : American Journal of Clinical Nutrition 2002

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :
le site de caducce.net






Ail et romarin, un rôle préventif intéressant contre certains cancers

L'ail (ainsi que d'autres plantes comme l'oignon ou l'échalote) contient de nombreux composés soufrés. Parmi ceux-ci, le disulfure de diallyle présente des propriétés anticancérigènes remarquables. Ce composé, selon l'INRA, prévient le développement de deux phases précoces de la cancérogenèse, l'initiation et la promotion.
Le romarin, quant à lui, renfermerait diverses molécules du groupe des polyphénols qui auraient la propriété de stimuler des enzymes de l'organisme pouvant neuraliser l'activité des substances cancérigènes.
Dans les deux cas, ces travaux ont porté sur la prévention du cancer du foie chez le rat.



Une étude sur la tension artérielle

Le régime "Diatary Approaches to Stop Hypertension" appelé DASH (qui prévoit une consommation axée sur les fruits, les légumes, les céréales et les aliments pauvres en graisse), reduirait plus la tension artérielle si il était associé dans le même temps à une limitation de l'apport en sel.

C'est ce que le groupe de recherche américain sur l'essai DASH-sodium a constaté sur un échantillon représentatif de population. 412 personnes de plus de 22 ans ont en effet été recrutés avec une pression artérielle systolique comprise entre 120 et 160 mm Hg et une pression artérielle diastolique de 80-95 mm Hg. Ils ne prenaient pas de traitement contre l'hypertension.
Pendant 3 mois, les participants ont reçu le régime DASH ou une alimentation classique. Trois apports en sel quotidiens ont été administrés pendant un mois chacun : 3,5 grammes, 2,3 grammes et 1,2 grammes.
Résultats : dans tous les sous-groupes étudiés, le régime DASH et un apport limité en sel ont réduit la pression artérielle de manière significative et ce résultat était plus marqué chez les participants qui avaient bénéficié des deux méthodes en même temps.
Population des hypertendus : réduction 12 mm HG systolique et 6 mm Hg diastolique
Population des normotendus : réduction 7 et 4 mm Hg
Population des >45 ans : réduction 12 et 6 mm Hg
Population des <45 ans : réduction 6 et 3 mm Hg
Population de femmes : réduction 11 et 5 mm Hg
Population d'hommes : réduction 7 et 4 mm Hg

Il apparait donc selon cette étude américaine, que ce sont les populations d'hypertendus, Afro-américaines et les + de 45 ans qui bénéficient le plus de la réduction de l'apport en sel.

Source : Ann Intern Med 2001;135:1019-28. National Institute of Health.



Cartel des vitamines

La Commission européenne a donc infligé une amende record à huit laboratoires pharmaceutiques convaincus de s'être illégalement entendus afin de fixer les prix des principales vitamines. Plus largement, les faits remontent à la fin des années 80 lorsque treize grands groupes pharmaceutiques mondiaux décident de se partager le marché planétaire de douze vitamines. Les Etats-Unis avaient déjà condamné à de lourdes amendes certains des groupes européens sanctionnés par Bruxelles pour les mêmes faits.





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